Depuis que des extraits vidéo circulent sur les réseaux sociaux, la polémique a pris une ampleur inédite et l'homme fait l'objet de plus de mille plaintes auprès de l'Institut pour l'Égalité des Femmes et des Hommes.

"Les femmes veulent avoir les privilèges de la protection masculine et de l'argent. Mais elles ne veulent plus ouvrir les jambes", a-t-il déclaré. Il estime également qu'"on ne peut pas traiter une femme sur un pied d'égalité sans devenir son esclave" et que "les scientifiques sont principalement des hommes, car, chez les femmes, il y a toujours leurs émotions qui interviennent".

"On leur a donné des machines à laver, des lave-vaisselle, des femmes de ménage... tout. Jusqu'à ce qu'elles soient devenues inutiles", a-t-il encore lancé, toujours à propos des femmes.

L'Université de Gand s'est empressée de se distancier des propos du chirurgien plastique. Elle souligne que les propos n'ont aucun lien avec l'Université de Gand, même si cette dernière a prêté un auditoire à la KVHV. "Dans ce cas, il n'y a pas le moindre doute - et je tiens donc à le souligner une fois de plus - que les déclarations provocatrices par lesquelles l'association étudiante semble vouloir faire de la publicité pour son événement sont uniquement pour le compte de la personne concernée et sont en totale contradiction avec la vision de la diversité de l'Université de Gand", a déclaré le recteur Rik Van de Walle à Belga.

Tenus devant un public de membres et de sympathisants de l'association de droite radicale KVHV, les propos n'ont récolté que des rires gras et personne n'est venu les contredire. Comme le rappelle le quotidien De Morgen, il n'y a là rien d'étonnant étant donné que la misogynie semble faire partie intégrante de l'idéologie radicale de droite.

Le journal cite les exemples du président américain Donald Trump et son fameux "Grab 'em by the pussy" et de son homologue brésilien Jair Bolsonaro qui a déclaré un jour au sujet d'une députée "qu'elle était trop moche pour qu'il la viole". Rappelons également ses propos offensants à l'égard de Brigitte Macron.

En Italie, la Ligue de Matteo Salvini n'a pas hésité à publier un tract sur "le rôle naturel de la femme" à l'occasion de la Journée de la Femme, même s'il a présenté ses excuses par la suite. "La femme a une grande mission sociale pour assurer le futur et la survie de notre nation", lisait-on dans le tract, entendant par-là que les femmes "doivent faire des enfants".

L'utérus de la nation

On retrouve les mêmes idées misogynes auprès des membres du mouvement d'extrême droite Schild en Vrienden. Pour un membre du groupe, les femmes doivent surtout être belles et s'occuper de la progéniture parce que le "véritable progrès" vient des hommes. Comme le résume le spécialiste en populisme Cass Mudde, "la femme est d'abord et avant tout l'utérus de la nation".

Interrogée par De Morgen, Sarah de Lange, experte en populisme à l'Université d'Amsterdam, estime que cette vision de la femme cadre dans la théorie du grand remplacement, une théorie complotiste selon laquelle la population européenne serait délibérément substituée par une population non européenne, principalement originaire d'Afrique.

"Les femmes occidentales ont de moins en moins d'enfants, il est donc plus facile pour les migrants de nous remplacer en ayant plus d'enfants à eux. Du moins, c'est l'idée. Même si ce n'est pas toujours fait de la même façon. Dans l'Europe plus méridionale aux fortes racines catholiques, qui sont également présentes en Flandre, cette vision est beaucoup plus traditionnelle que dans le nord. Mais on retrouve cette idée de base dans presque tous les groupes ou partis de populistes radicaux de droite", explique-t-elle.

L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH) va se porter partie civile

L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes (IEFH) va se porter partie civile contre le chirurgien plasticien Jeff Hoeyberghs, dont les propos sexistes tenus lors d'une conférence du KVHV, une association étudiante flamande conservatrice, ont suscité l'indignation. "Les déclarations de Jeff Hoeyberghs incitent à la discrimination et à la haine contre les femmes. C'est la mission de l'institut d'intervenir", a fait savoir mercredi sa directrice adjointe, Liesbet Stevens.

"C'est un signal clair que ces propos ne sont pas tolérables dans notre société", selon Liesbet Stevens. "Quand on décrit les femmes comme paresseuses et bêtes, on abaisse le seuil pour les discriminer. Quand on dit qu'elles doivent ouvrir les jambes, on abaisse le seuil pour les violer.

Les propos misogynes et dénigrants de Jeff Hoeyberghs incitent à la haine contre les femmes, et contribuent à un climat de discrimination et de violence contre les femmes", analyse Mme Stevens. En conséquence, l'IEFH a décidé d'agir en justice pour violation de la loi contre le sexisme dans l'espace public.

Belga

Depuis que des extraits vidéo circulent sur les réseaux sociaux, la polémique a pris une ampleur inédite et l'homme fait l'objet de plus de mille plaintes auprès de l'Institut pour l'Égalité des Femmes et des Hommes."Les femmes veulent avoir les privilèges de la protection masculine et de l'argent. Mais elles ne veulent plus ouvrir les jambes", a-t-il déclaré. Il estime également qu'"on ne peut pas traiter une femme sur un pied d'égalité sans devenir son esclave" et que "les scientifiques sont principalement des hommes, car, chez les femmes, il y a toujours leurs émotions qui interviennent"."On leur a donné des machines à laver, des lave-vaisselle, des femmes de ménage... tout. Jusqu'à ce qu'elles soient devenues inutiles", a-t-il encore lancé, toujours à propos des femmes. L'Université de Gand s'est empressée de se distancier des propos du chirurgien plastique. Elle souligne que les propos n'ont aucun lien avec l'Université de Gand, même si cette dernière a prêté un auditoire à la KVHV. "Dans ce cas, il n'y a pas le moindre doute - et je tiens donc à le souligner une fois de plus - que les déclarations provocatrices par lesquelles l'association étudiante semble vouloir faire de la publicité pour son événement sont uniquement pour le compte de la personne concernée et sont en totale contradiction avec la vision de la diversité de l'Université de Gand", a déclaré le recteur Rik Van de Walle à Belga.Tenus devant un public de membres et de sympathisants de l'association de droite radicale KVHV, les propos n'ont récolté que des rires gras et personne n'est venu les contredire. Comme le rappelle le quotidien De Morgen, il n'y a là rien d'étonnant étant donné que la misogynie semble faire partie intégrante de l'idéologie radicale de droite. Le journal cite les exemples du président américain Donald Trump et son fameux "Grab 'em by the pussy" et de son homologue brésilien Jair Bolsonaro qui a déclaré un jour au sujet d'une députée "qu'elle était trop moche pour qu'il la viole". Rappelons également ses propos offensants à l'égard de Brigitte Macron.En Italie, la Ligue de Matteo Salvini n'a pas hésité à publier un tract sur "le rôle naturel de la femme" à l'occasion de la Journée de la Femme, même s'il a présenté ses excuses par la suite. "La femme a une grande mission sociale pour assurer le futur et la survie de notre nation", lisait-on dans le tract, entendant par-là que les femmes "doivent faire des enfants".L'utérus de la nationOn retrouve les mêmes idées misogynes auprès des membres du mouvement d'extrême droite Schild en Vrienden. Pour un membre du groupe, les femmes doivent surtout être belles et s'occuper de la progéniture parce que le "véritable progrès" vient des hommes. Comme le résume le spécialiste en populisme Cass Mudde, "la femme est d'abord et avant tout l'utérus de la nation".Interrogée par De Morgen, Sarah de Lange, experte en populisme à l'Université d'Amsterdam, estime que cette vision de la femme cadre dans la théorie du grand remplacement, une théorie complotiste selon laquelle la population européenne serait délibérément substituée par une population non européenne, principalement originaire d'Afrique. "Les femmes occidentales ont de moins en moins d'enfants, il est donc plus facile pour les migrants de nous remplacer en ayant plus d'enfants à eux. Du moins, c'est l'idée. Même si ce n'est pas toujours fait de la même façon. Dans l'Europe plus méridionale aux fortes racines catholiques, qui sont également présentes en Flandre, cette vision est beaucoup plus traditionnelle que dans le nord. Mais on retrouve cette idée de base dans presque tous les groupes ou partis de populistes radicaux de droite", explique-t-elle.