En Belgique, cette densité était, au 31 janvier 2020, de 117 détenus pour 100 places, ce qui fait de notre pays le troisième dans le rang des mauvais élèves, derrière la Turquie (127) et l'Italie (120), et devant Chypre (116), la France (116), la Hongrie (113), la Roumanie (113), et la Grèce (109).

La Belgique n'est pourtant pas dans le haut du tableau en ce qui concerne le nombre de détenus global, rapporté à la population, avec à la même date 93,6 prisonniers par 100.000 habitants, pour une médiane de 103,2 parmi les Etats membres (cela comprend la Russie, l'Ukraine, la Turquie, etc., en plus des Etats membres de l'UE). Nos voisins néerlandais ont quant à eux un nombre de détenus parmi les plus bas, à 58,5 par 100.000 habitants.

Sur l'ensemble de l'Europe, le taux d'incarcération a légèrement baissé par rapport à 2019 (-1,7 %, sur base des administrations dont les chiffres sont disponibles), suivant une tendance qui se poursuit depuis le "record" de 2013, qui chiffrait 131 détenus pour 100.000 habitants.

Selon Marcelo Aebi, qui dirige l'équipe de chercheurs de l'université de Lausanne chargés de ces statistiques annuelles, une partie de l'explication est que le nombre d'infractions "traditionnelles", comme les vols et cambriolages, a baissé ces dernières années. Et la nouvelle cybercriminalité, qui donne lieu plus difficilement à des condamnations en justice, ne compense pas cette baisse au niveau des détentions.

La cause la plus fréquente d'incarcération, parmi les détenus condamnés, sont les infractions en matière de drogues (17,7%), relaie le Conseil de l'Europe. Viennent ensuite les vols (13 %) et les homicides et tentatives d'homicide (12 %).

La Belgique fait partie du "top 10" des pays du Conseil de l'Europe ayant les plus grosses proportions de détenus qui ne sont pas condamnés de manière définitive, étant en attente d'un procès en appel ou simplement en détention préventive: 37%, alors que la médiane européenne est à 22%.

En Belgique, cette densité était, au 31 janvier 2020, de 117 détenus pour 100 places, ce qui fait de notre pays le troisième dans le rang des mauvais élèves, derrière la Turquie (127) et l'Italie (120), et devant Chypre (116), la France (116), la Hongrie (113), la Roumanie (113), et la Grèce (109).La Belgique n'est pourtant pas dans le haut du tableau en ce qui concerne le nombre de détenus global, rapporté à la population, avec à la même date 93,6 prisonniers par 100.000 habitants, pour une médiane de 103,2 parmi les Etats membres (cela comprend la Russie, l'Ukraine, la Turquie, etc., en plus des Etats membres de l'UE). Nos voisins néerlandais ont quant à eux un nombre de détenus parmi les plus bas, à 58,5 par 100.000 habitants. Sur l'ensemble de l'Europe, le taux d'incarcération a légèrement baissé par rapport à 2019 (-1,7 %, sur base des administrations dont les chiffres sont disponibles), suivant une tendance qui se poursuit depuis le "record" de 2013, qui chiffrait 131 détenus pour 100.000 habitants. Selon Marcelo Aebi, qui dirige l'équipe de chercheurs de l'université de Lausanne chargés de ces statistiques annuelles, une partie de l'explication est que le nombre d'infractions "traditionnelles", comme les vols et cambriolages, a baissé ces dernières années. Et la nouvelle cybercriminalité, qui donne lieu plus difficilement à des condamnations en justice, ne compense pas cette baisse au niveau des détentions. La cause la plus fréquente d'incarcération, parmi les détenus condamnés, sont les infractions en matière de drogues (17,7%), relaie le Conseil de l'Europe. Viennent ensuite les vols (13 %) et les homicides et tentatives d'homicide (12 %). La Belgique fait partie du "top 10" des pays du Conseil de l'Europe ayant les plus grosses proportions de détenus qui ne sont pas condamnés de manière définitive, étant en attente d'un procès en appel ou simplement en détention préventive: 37%, alors que la médiane européenne est à 22%.