Jeudi, le corps des pompiers avait confirmé qu'il se préparait à mettre aux rebuts, la semaine prochaine, quelque 400 kilos de tenues neuves, inutilisées, accumulées au fil des ans. Il s'agit notamment de vêtements de grande taille, allant jusqu'à du 7XL, qui ne peuvent être portés par quasi personne.

Selon Pascal Smet, depuis les attentats, ces uniformes ne peuvent pas être vendus.

Mathias Vanden Borre a de son côté estimé que cette situation illustrait une défaillance de la politique d'achats du SIAMU, et la faiblesse du contrôle politique en la matière.

A l'occasion de la présentation de sa question d'actualité, l'élu nationaliste flamand a indiqué avoir reçu un mail en provenance d'une entreprise néerlandaise dénommée "Omar Munie en Stichting Dreamfactory" spécialisée dans la transformation et le recyclage de matériaux pour de grandes institutions publiques néerlandaises telles que Schiphol AirPort, KLM ou encore les chemins de fer néerlandais. Cette entreprise lui a fait part de son intérêt pour une prise de contact afin d'examiner les possibilités de transformer les équipements inutilisés des pompiers bruxellois en un "magnifique nouveau produit" et de leur sortie du flux des déchets.

Dans sa réponse lue par son collègue Sven Gatz, Pascal Smet - en mission à l'étranger et non informé de ce dernier élément d'actualité - a précisé que les vêtements inutilisés seraient transformés de la manière la plus respectueuse de l'environnement. Le secrétaire d'Etat a insisté sur le fait que cette situation résultait d'une gestion des achats du passé et que de nouvelles procédures étaient désormais appliquées au sein du corps des pompiers bruxellois.