Le document met notamment en avant la nécessité de préserver et consolider la spécificité principale de la police locale, à savoir la proximité. Pour cela, la CCPL demande un renforcement de l'appui délivré par la police fédérale, afin que les antennes locales puissent remplir correctement l'ensemble de leurs missions.

La Commission demande également que plus de moyens soient libérés afin d'éviter un transfert de charges, ainsi qu'une diminution des charges administratives, ce qui permettrait une meilleure présence sur le terrain.

"C'est important que nous puissions pleinement jouer notre rôle prioritaire, qui est aussi la base de la réforme", a souligné Olivier Libois, chef de corps de la police de Namur et vice-président de la CCPL. "Les communes ont un budget qu'elles consacrent à la sécurité, mais ce n'est pas suffisant. L'Etat fédéral doit revoir ses subsides à la hausse si on veut une police locale de qualité, présente en nombre", a-t-il ajouté.

"Ce mémorandum est très important et mérite du respect", a réagi le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V). "J'en prends note et j'en tiendrai compte dès maintenant en affaires courantes, mais aussi et surtout pour préparer la prochaine législature".

Les recommandations du mémorandum sont le résultat d'un séminaire de deux jours tenu en mai 2018, en présence de tous les chefs de corps des polices locales du pays. Près de 150 propositions ont été formulées et le document doit servir de ligne directrice aux décideurs politiques pour la période 2019-2023.