Cinq jours après la mort de la petite Kurde de deux ans, tué par une balle perdue tirée par un policier, Charles Michel avait reçu ses parents. Le Premier ministre avait également assuré au parlement que les parents de la fillette ne seraient pas expulsés et leur avait même fait entrevoir la possibilité d'une régularisation.

Près de huit mois après les faits, les parents vivent toujours dans l'incertitude. "Nous ne sommes nulle part", constate Me Selma Benkhelefa, avocate des parents de Mawda. "Nous avons introduit le dossier le 28 mai et nous n'avons toujours reçu aucune réponse de l'Office des Étrangers. Cela dure très longtemps alors que c'est simple. Selon la loi, des demandeurs d'asile peuvent être régularisés en cas de circonstances exceptionnelles. Si la mort d'un enfant n'est pas une circonstance exceptionnelle, qu'est-ce qui en est une?", s'interroge l'avocate.

L'absence de décision peut avoir de graves conséquences. Les parents de Mawda ne disposant pas d'autorisation de séjour peuvent dès lors être interpellés lors d'un contrôle d'identité et envoyés dans un centre fermé. Sans régularisation, les parents ne peuvent en outre pas travailler et n'ont droit à aucune allocation.

Charles Michel n'a pas promis de régularisation

Les parents de la petite Mawda ont été reçus par le Premier ministre Charles Michel., BARZAN HASSAN/PHOTO NEWS
Les parents de la petite Mawda ont été reçus par le Premier ministre Charles Michel. © BARZAN HASSAN/PHOTO NEWS

Le Premier ministre Charles Michel n'a pas promis aux parents de Mawda qu'ils seraient régularisés, contrairement à ce qu'affirment leurs avocats, a souligné mardi son porte-parole.

D'après les avocats de ces derniers, le chef du gouvernement fédéral leur aurait alors fait entrevoir la possibilité d'une régularisation. Une affirmation que dément son porte-parole. Celui-ci renvoie aux déclarations de M. Michel devant la Chambre le 31 mai dernier. Lors de cette plénière, le Premier ministre avait clairement indiqué que la demande des parents de Mawda serait traitée conformément à la loi.

La décision d'octroi d'une régularisation pour circonstances exceptionnelles ressortit à la compétence du secrétaire d'État à l'Asile, mais sera précédée d'une concertation au sein du gouvernement avait à l'époque expliqué le Premier ministre. "Lorsque nous serons suffisamment éclairés par les éléments du dossier, le secrétaire d'État pourra prendre une décision", avait-il ajouté, sans donner d'autre indication sur l'orientation qui serait choisie.

Cinq jours après la mort de la petite Kurde de deux ans, tué par une balle perdue tirée par un policier, Charles Michel avait reçu ses parents. Le Premier ministre avait également assuré au parlement que les parents de la fillette ne seraient pas expulsés et leur avait même fait entrevoir la possibilité d'une régularisation. Près de huit mois après les faits, les parents vivent toujours dans l'incertitude. "Nous ne sommes nulle part", constate Me Selma Benkhelefa, avocate des parents de Mawda. "Nous avons introduit le dossier le 28 mai et nous n'avons toujours reçu aucune réponse de l'Office des Étrangers. Cela dure très longtemps alors que c'est simple. Selon la loi, des demandeurs d'asile peuvent être régularisés en cas de circonstances exceptionnelles. Si la mort d'un enfant n'est pas une circonstance exceptionnelle, qu'est-ce qui en est une?", s'interroge l'avocate. L'absence de décision peut avoir de graves conséquences. Les parents de Mawda ne disposant pas d'autorisation de séjour peuvent dès lors être interpellés lors d'un contrôle d'identité et envoyés dans un centre fermé. Sans régularisation, les parents ne peuvent en outre pas travailler et n'ont droit à aucune allocation.