Les deux acteurs travaillent à dédier aux MENA d'ici 48 heures une partie des 100 places ouvertes par la Ville de Bruxelles pour les demandeurs d'asile en surnombre. "Les autorités doivent travailler à des solutions structurelles le plus rapidement possible, car les solutions qu'on propose dans l'urgence n'ont pas vocation à s'inscrire dans la durée", souligne Julien Buha Colette.

"On regrette évidemment qu'il n'y ait de nouveau pas assez de places pour accueillir tout le monde", déplore Benoît Mansy, porte-parole de Fedasil. "Aujourd'hui, on a franchi une nouvelle ligne avec ces mineurs non accompagnés pour qui on n'avait pas de places d'accueil. On n'arrive plus à accueillir tout le monde depuis le 19 octobre. Des places sont créées, mais cela n'est pas suffisant pour absorber toutes les demandes qui arrivent".

Il explique que le réseau fédéral dispose aujourd'hui au total de plus de 28.000 places d'accueil, qui sont saturées. Des places sont laissées libres pour l'isolement des personnes positives au coronavirus.

En novembre, 418 MENA ont intégré le réseau d'accueil fédéral, un record. Fedasil dispose pour eux de quelque 2.600 places, toutes occupées, contre 2.100 en janvier. Environ 500 places ont donc été créées au cours de l'année. "Pour les MENA, il faut offrir bien plus que des lits", explique Benoît Mansy. "Il faut offrir un accompagnement par un personnel qualifié. Hier, on a accueilli vers 20h30 deux jeunes dans un local d'animation d'un centre... On fait au mieux avec ce qu'on a."

L'Afghanistan est le premier pays des demandeurs d'asile en ce moment et cette tendance est plus marquée pour les MENA qui arrivent en Belgique, qui sont deux tiers à en être originaires. "Ils ont une procédure d'asile qui est beaucoup plus longue, car le traitement des dossiers est suspendu en raison de la situation dans le pays", détaille le porte-parole de l'agence fédérale. "Pour les dossiers liés à l'Afghanistan, très peu de décisions sont donc prises. On a donc plus d'entrées que de sorties". Fedasil ne peut pas influer sur ce facteur dépendant d'autres niveaux de pouvoir, mais Benoît Mansy appelle à trouver des solutions, entre autres au niveau des communautés, afin de trouver des solutions de crise pour les demandeurs d'asile mais aussi pour le personnel.

Les deux acteurs travaillent à dédier aux MENA d'ici 48 heures une partie des 100 places ouvertes par la Ville de Bruxelles pour les demandeurs d'asile en surnombre. "Les autorités doivent travailler à des solutions structurelles le plus rapidement possible, car les solutions qu'on propose dans l'urgence n'ont pas vocation à s'inscrire dans la durée", souligne Julien Buha Colette. "On regrette évidemment qu'il n'y ait de nouveau pas assez de places pour accueillir tout le monde", déplore Benoît Mansy, porte-parole de Fedasil. "Aujourd'hui, on a franchi une nouvelle ligne avec ces mineurs non accompagnés pour qui on n'avait pas de places d'accueil. On n'arrive plus à accueillir tout le monde depuis le 19 octobre. Des places sont créées, mais cela n'est pas suffisant pour absorber toutes les demandes qui arrivent". Il explique que le réseau fédéral dispose aujourd'hui au total de plus de 28.000 places d'accueil, qui sont saturées. Des places sont laissées libres pour l'isolement des personnes positives au coronavirus.En novembre, 418 MENA ont intégré le réseau d'accueil fédéral, un record. Fedasil dispose pour eux de quelque 2.600 places, toutes occupées, contre 2.100 en janvier. Environ 500 places ont donc été créées au cours de l'année. "Pour les MENA, il faut offrir bien plus que des lits", explique Benoît Mansy. "Il faut offrir un accompagnement par un personnel qualifié. Hier, on a accueilli vers 20h30 deux jeunes dans un local d'animation d'un centre... On fait au mieux avec ce qu'on a." L'Afghanistan est le premier pays des demandeurs d'asile en ce moment et cette tendance est plus marquée pour les MENA qui arrivent en Belgique, qui sont deux tiers à en être originaires. "Ils ont une procédure d'asile qui est beaucoup plus longue, car le traitement des dossiers est suspendu en raison de la situation dans le pays", détaille le porte-parole de l'agence fédérale. "Pour les dossiers liés à l'Afghanistan, très peu de décisions sont donc prises. On a donc plus d'entrées que de sorties". Fedasil ne peut pas influer sur ce facteur dépendant d'autres niveaux de pouvoir, mais Benoît Mansy appelle à trouver des solutions, entre autres au niveau des communautés, afin de trouver des solutions de crise pour les demandeurs d'asile mais aussi pour le personnel.