Pour plonger un patient dans un état de coma artificiel, après l'avoir endormi, il faut faire baisser la température de son corps à 33 degrés. "Cette hypothermie va limiter l'activité cellulaire au niveau neuronal", explique Pierre-François Laterre, chef du service des soins intensifs aux Cliniques universitaires Saint-Luc. "Lorsqu'on fait un arrêt cardiaque, cela peut créer des dégâts importants au niveau neuronal, et peut même amener à tomber dans le coma. Il faut donc limiter cette activité cellulaire".

Après cette phase, qui dure 24 heures, une autre de 24 à 36 heures commence. Le corps du patient est réchauffé et le traitement médicamenteux, est arrêté. Les médecins peuvent alors juger de l'état de conscience du patient. "Soit la personne se réveille, soit elle ne se réveille pas. Dans ce cas-là, les chances de survie sont peu importantes", a remarqué le médecin.

Si le patient se réveille, il faut ensuite voir quelles séquelles il garde de son arrêt cardiaque. "Cela peut aller de quelques séquelles neuronales à un état végétatif. S'il est pris de convulsions, c'est que les cellules neuronales sont fortement atteintes, et il peut être nécessaire de le plonger à nouveau dans un coma artificiel. Tout cela dépend en fait de l'étendue des lésions qui est due à la longueur de l'arrêt cardiaque. Mais le fait que ses organes fonctionnent normalement ne présage en rien de la récupération neurologique", conclut Pierre-François Laterre.

Avec Belga

Pour plonger un patient dans un état de coma artificiel, après l'avoir endormi, il faut faire baisser la température de son corps à 33 degrés. "Cette hypothermie va limiter l'activité cellulaire au niveau neuronal", explique Pierre-François Laterre, chef du service des soins intensifs aux Cliniques universitaires Saint-Luc. "Lorsqu'on fait un arrêt cardiaque, cela peut créer des dégâts importants au niveau neuronal, et peut même amener à tomber dans le coma. Il faut donc limiter cette activité cellulaire". Après cette phase, qui dure 24 heures, une autre de 24 à 36 heures commence. Le corps du patient est réchauffé et le traitement médicamenteux, est arrêté. Les médecins peuvent alors juger de l'état de conscience du patient. "Soit la personne se réveille, soit elle ne se réveille pas. Dans ce cas-là, les chances de survie sont peu importantes", a remarqué le médecin. Si le patient se réveille, il faut ensuite voir quelles séquelles il garde de son arrêt cardiaque. "Cela peut aller de quelques séquelles neuronales à un état végétatif. S'il est pris de convulsions, c'est que les cellules neuronales sont fortement atteintes, et il peut être nécessaire de le plonger à nouveau dans un coma artificiel. Tout cela dépend en fait de l'étendue des lésions qui est due à la longueur de l'arrêt cardiaque. Mais le fait que ses organes fonctionnent normalement ne présage en rien de la récupération neurologique", conclut Pierre-François Laterre. Avec Belga