"Les tests viennent de commencer hier, dans les maisons de repos où des 'clusters' (au moins 10 cas suspectés de Covid-19 au sein de la maisons de repos, NDLR) ont été détectés", indique jeudi matin au micro de La Première Valérie Victoor, conseillère générale chez Santhea, fédération patronale d'institutions de soins de santé wallonnes et bruxelloises. Ces premiers dépistages sont issus du lot d'environ 6.000 tests récemment reçus du fédéral, et qui ont été réservés au personnel des maisons de repos. "Chaque maison de repos (où il y a un cluster) reçoit quelques tests. Mais quand vous testez une personne du personnel, elle peut n'avoir rien aujourd'hui et être porteuse du virus demain. Tester n'a de sens que si on le fait assez tôt, et sur toute la maison de repos", ce qui permettrait d'isoler les malades et de protéger les autres, tranche-t-elle.

Les appels se sont multipliés ces derniers jours au lancement d'un dépistage complet, du personnel et des résidents, dans les maisons de repos. Le nombre exact de décès dus au coronavirus au sein des MR et MRS est inconnu, mais il y a clairement une surmortalité, observe Valérie Victoor. Selon la ministre Morreale, il y a eu au cours des deux dernières semaines 378 décès dans les quelque 600 maisons de repos wallonnes. À Bruxelles, le ministre compétent Alain Maron précisait mercredi qu'on dénombre 155 décès de personnes testées positives au coronavirus. Le véritable total de décès lié à la pandémie est plus large, selon les estimations.

"On a essayé d'être le plus proactif possible"

La ministre wallonne continuera jeudi, en réunion interministérielle des ministres de la Santé, de plaider pour une généralisation du testing, pour le personnel et les résidents des MR et MRS. "On a essayé d'être le plus proactif possible, mais d'une certaine manière on peut considérer que les maisons de repos sont la victime collatérale de la crise Covid", a-t-elle commenté jeudi matin sur Bel RTL. "Elles ont 'joué le jeu' en n'envoyant pas systématiquement les personnes touchées dans les hôpitaux... Aujourd'hui, la situation est problématique dans les maisons de repos, et j'espère que ce sont, à leur tour, les hôpitaux qui pourront donc venir les soutenir", ajoute-t-elle.

Un appel a en effet été réitéré mercredi aux professionnels de la santé disponibles, à s'inscrire auprès de l'Aviq pour venir prêter main forte aux maisons de repos qui manquent de personnel dans la situation particulière de la pandémie. "Les maisons de repos prendront contact avec les volontaire, pour leur proposer soit du bénévolat, soit un contrat de travail, puisque des moyens supplémentaires ont été dégagés pour elles dans le cadre de la gestion de la crise", précise Christie Morreale au micro de La Première.

À Bruxelles, une telle "réserve de recrutement" est aussi valable, rappelle quant à lui Alain Maron: elle est organisée par Iriscare.

"Les tests viennent de commencer hier, dans les maisons de repos où des 'clusters' (au moins 10 cas suspectés de Covid-19 au sein de la maisons de repos, NDLR) ont été détectés", indique jeudi matin au micro de La Première Valérie Victoor, conseillère générale chez Santhea, fédération patronale d'institutions de soins de santé wallonnes et bruxelloises. Ces premiers dépistages sont issus du lot d'environ 6.000 tests récemment reçus du fédéral, et qui ont été réservés au personnel des maisons de repos. "Chaque maison de repos (où il y a un cluster) reçoit quelques tests. Mais quand vous testez une personne du personnel, elle peut n'avoir rien aujourd'hui et être porteuse du virus demain. Tester n'a de sens que si on le fait assez tôt, et sur toute la maison de repos", ce qui permettrait d'isoler les malades et de protéger les autres, tranche-t-elle. Les appels se sont multipliés ces derniers jours au lancement d'un dépistage complet, du personnel et des résidents, dans les maisons de repos. Le nombre exact de décès dus au coronavirus au sein des MR et MRS est inconnu, mais il y a clairement une surmortalité, observe Valérie Victoor. Selon la ministre Morreale, il y a eu au cours des deux dernières semaines 378 décès dans les quelque 600 maisons de repos wallonnes. À Bruxelles, le ministre compétent Alain Maron précisait mercredi qu'on dénombre 155 décès de personnes testées positives au coronavirus. Le véritable total de décès lié à la pandémie est plus large, selon les estimations. La ministre wallonne continuera jeudi, en réunion interministérielle des ministres de la Santé, de plaider pour une généralisation du testing, pour le personnel et les résidents des MR et MRS. "On a essayé d'être le plus proactif possible, mais d'une certaine manière on peut considérer que les maisons de repos sont la victime collatérale de la crise Covid", a-t-elle commenté jeudi matin sur Bel RTL. "Elles ont 'joué le jeu' en n'envoyant pas systématiquement les personnes touchées dans les hôpitaux... Aujourd'hui, la situation est problématique dans les maisons de repos, et j'espère que ce sont, à leur tour, les hôpitaux qui pourront donc venir les soutenir", ajoute-t-elle. Un appel a en effet été réitéré mercredi aux professionnels de la santé disponibles, à s'inscrire auprès de l'Aviq pour venir prêter main forte aux maisons de repos qui manquent de personnel dans la situation particulière de la pandémie. "Les maisons de repos prendront contact avec les volontaire, pour leur proposer soit du bénévolat, soit un contrat de travail, puisque des moyens supplémentaires ont été dégagés pour elles dans le cadre de la gestion de la crise", précise Christie Morreale au micro de La Première. À Bruxelles, une telle "réserve de recrutement" est aussi valable, rappelle quant à lui Alain Maron: elle est organisée par Iriscare.