La pression monte en Belgique pour mettre en oeuvre un déconfinement progressif, singulièrement pour soulager l'économie et éviter la concurrence des pays voisins en matière de commerce, à un mois des fêtes de Noël. L'annonce d'un plan progressif de déconfinement par le président français Emmanuel Macron, mardi soir, pèse forcément sur les délibérations chez nous. Plusieurs personnalités libérales, dont le président Georges-Louis Bouchez et le ministre des Classes moyennes David Clarinval se sont exprimés en ce sens, ce mercredi matin.
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La pression monte en Belgique pour mettre en oeuvre un déconfinement progressif, singulièrement pour soulager l'économie et éviter la concurrence des pays voisins en matière de commerce, à un mois des fêtes de Noël. L'annonce d'un plan progressif de déconfinement par le président français Emmanuel Macron, mardi soir, pèse forcément sur les délibérations chez nous. Plusieurs personnalités libérales, dont le président Georges-Louis Bouchez et le ministre des Classes moyennes David Clarinval se sont exprimés en ce sens, ce mercredi matin. Un important Comité de concertation est programmé vendredi et, jusqu'ici, les principaux ministres du gouvernement fédéral, singulièrement le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) et le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.a) ont exprimé des réticences à relâcher la pression alors que la situation sanitaire s'améliore, mais reste préoccupante. Un bras de fer est peut-être en vue."La Belgique ne peut être une enclave où rien ne se passe pour les commerces alors qu'ils sont ouverts dans tous les pays limitrophes, souligne le premier. Des règles strictes pour éviter les contaminations sont nécessaires mais l'équilibre est aussi de faire confiance aux acteurs de la distribution." En réponse à un journaliste évoquant le plan français, il ironise: "Tiens, quand j'ai proposé cela, j'ai eu droit à des critiques... ce monde est formidable". Le président libéral avait été le premier à dire que l'on ne "fêterait pas Noël par Skype", suscitant des reproches en raison des indicateurs sanitaires encore inquiétants. Désormais, la pression diminue sur les hôpitaux et de nombreux Belges sont tentés de faire leur courses de Noël à l'étranger.David Clarinval (MR), ministre des Classes moyennes et des Indépendants, n'a pas dit autre chose ce mercredi matin sur LN24: "Quand je vois ce qui se passe dans les pays voisins, je ne vois pas comment on pourrait ne pas faire quelque chose à notre tour. Il faudra bien entendu réfléchir aux questions sanitaires dans lesquelles nos décisions devront s'inscrire". La perspective d'une réouverture très prudente des commerces, sur rendez-vous, est réclamée par les fédérations sectorielles et semble une perspective réaliste. "L'ouverture des commerces sur rendez-vous, c'est une bonne idée mais cela ne me semble pas suffisant", a toutefois souligné David Clarinval, qui a évoqué la nécessité de rouvrir les commerces non essentiels: "C'est une question de vie ou de mort pour les indépendants."De façon plus générale, la pression monte pour réclamer des "perspectives" en vue des fêtes de fin d'année. La présentation du fameux baromètre de gestion de la crise est une nouvelle fois annoncé au menu du Comité de concertation, vendredi. A plusieurs reprises, en raison de la recrudescence de l'épidémie, sa présentation avait été annulée.