Depuis un an, le coronavirus s'est aussi attaqué aux jobs étudiants. Il faut dire que beaucoup de ces jobs sont fournis par des secteurs qui ont particulièrement souffert et souffrent encore du confinement : restos, bars, l'événementiel (en particulier les concerts et les festivals annulés), les parcs d'attraction, etc. Et de nombreux étudiants travaillant habituellement comme intérimaires n'ont plus reçu de propositions.
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Depuis un an, le coronavirus s'est aussi attaqué aux jobs étudiants. Il faut dire que beaucoup de ces jobs sont fournis par des secteurs qui ont particulièrement souffert et souffrent encore du confinement : restos, bars, l'événementiel (en particulier les concerts et les festivals annulés), les parcs d'attraction, etc. Et de nombreux étudiants travaillant habituellement comme intérimaires n'ont plus reçu de propositions. En gros, en 2020, on comptait un tiers de jobs en moins. C'est bien davantage que sur le marché de l'emploi classique où les travailleurs ont bénéficié - à juste titre - du chômage temporaire ou d'un droit passerelle. Mais, pour les jobistes, qu'a-t-on mis en place ? Pas grand-chose, à vrai dire. Certes, lors de la première vague, le gouvernement a supprimé temporairement le quota de 240 heures de travail prestées par trimestre, au-delà duquel les parents perdent les allocations familiales. Il a récemment pérennisé cette mesure. L'unique plafond qui subsiste est celui des 475 heures annuelles, soit soixante jours plein de travail au-delà duquel le jobiste devra payer des cotisations sociales. Ce plafond a été gelé au deuxième et troisième trimestres 2020 : les heures prestées au cours de ceux-ci ne sont donc pas reprises dans le calcul annuel. Idem pour le premier trimestre 2021, mais seulement pour les jobs dans le secteur des soins de santé et de l'enseignement. Pour les jobistes qui n'ont pas trouvé de boulot, rien n'a été prévu jusqu'ici. Or, un tiers des 540 000 jobistes annuels travaillent pour couvrir leurs besoins primaires (logement, nourriture, vêtements). "Nous sommes confrontés à de plus en plus de jeunes qui éprouvent de vrais problèmes pour manger et payer leurs études et leur connexion Internet, nous affirme la porte-parole de la Fédération Infor-Jeunes. L'an dernier, une question sur trois posées à Infor-Jeunes concernait les alternatives possibles pour répondre à leurs besoins financiers. Nous avons dû diriger énormément de jeunes vers les CPAS." Le 12 février, le gouvernement a décidé d'octroyer 30 millions d'euros aux CPAS pour mieux accompagner les étudiants qui ont perdu leur job. Ce n'est pas gras mais la mesure est plus rapide, selon le ministre Pierre-Yves Dermagne (PS), que de mettre en place l'aide directe suggérée, il y a un mois, par le président du PS Paul Magnette, à hauteur de la moitié de ce que les jobistes auraient gagné s'ils avaient bossé (en se référant à leur dernier contrat de travail). Les jeunes concernés restent sur leur faim...