Depuis le déconfinement partiel entamé le 8 mai dernier, les Belges francophones respectent moins les gestes barrières qu'il y a quelques mois, selon une étude de l'UCLouvain publiée ce vendredi. Cela pourrait avoir un impact sur la circulation du virus. Les femmes sont celles qui sont les plus rigoureuses dans l'application des règles. À l'inverse, les jeunes et les personnes disposant d'un niveau d'éducation élevé ont tendance à négliger le respect de la distance physique et sociale.

Cette étude sur les gestes barrière a été menée auprès de 844 personnes et en plusieurs phases afin de pouvoir comparer les comportements de la population sur une large période. La première collecte d'informations s'est déroulée du 1er au 11 avril, la deuxième du 22 au 30 avril et la troisième du 13 au 18 mai.

Selon l'étude, le respect des règles relatives aux gestes barrière (port du masque, distance physique et sociale et lavage/désinfection des mains) diminue à travers le temps, en particulier en ce qui concerne la distanciation physique et la limitation des contacts sociaux. Ce qui, d'après l'équipe de recherche, témoigne probablement d'un besoin naturel de contacts réels.

Les femmes, plus rigoureuses

Les femmes sont, en outre, plus rigoureuses dans l'application des règles que les hommes interrogés, tandis que les jeunes (18-35 ans) et les personnes disposant d'un niveau d'éducation plus élevé négligent davantage le respect de la distance physique et sociale par rapport aux autres groupes.

Plus les gens ont conscience des risques et conséquences d'une infection, ou sont inquiets de tomber malade, plus ils appliquent les règles, apparaît-il encore.

Les scientifiques de l'UCLouvain ont aussi constaté qu'une confiance très faible dans les experts et les médias entraîne un suivi nettement plus faible des comportements sanitaires et que l'influence de l'entourage a un impact direct sur le suivi des règles.

Pour Niko Speybroeck, épidémiologiste à l'UCLouvain, "si le nombre de contacts augmente, c'est sûr, la circulation du virus va elle aussi augmenter", met-il en garde. "Il est essentiel de continuer à être vigilant si nous voulons pouvoir viser un déconfinement total, sans gestes barrières, d'ici la fin de l'année 2021", conclut Niko Speybroeck.

Depuis le déconfinement partiel entamé le 8 mai dernier, les Belges francophones respectent moins les gestes barrières qu'il y a quelques mois, selon une étude de l'UCLouvain publiée ce vendredi. Cela pourrait avoir un impact sur la circulation du virus. Les femmes sont celles qui sont les plus rigoureuses dans l'application des règles. À l'inverse, les jeunes et les personnes disposant d'un niveau d'éducation élevé ont tendance à négliger le respect de la distance physique et sociale. Cette étude sur les gestes barrière a été menée auprès de 844 personnes et en plusieurs phases afin de pouvoir comparer les comportements de la population sur une large période. La première collecte d'informations s'est déroulée du 1er au 11 avril, la deuxième du 22 au 30 avril et la troisième du 13 au 18 mai.Selon l'étude, le respect des règles relatives aux gestes barrière (port du masque, distance physique et sociale et lavage/désinfection des mains) diminue à travers le temps, en particulier en ce qui concerne la distanciation physique et la limitation des contacts sociaux. Ce qui, d'après l'équipe de recherche, témoigne probablement d'un besoin naturel de contacts réels. Les femmes sont, en outre, plus rigoureuses dans l'application des règles que les hommes interrogés, tandis que les jeunes (18-35 ans) et les personnes disposant d'un niveau d'éducation plus élevé négligent davantage le respect de la distance physique et sociale par rapport aux autres groupes. Plus les gens ont conscience des risques et conséquences d'une infection, ou sont inquiets de tomber malade, plus ils appliquent les règles, apparaît-il encore. Les scientifiques de l'UCLouvain ont aussi constaté qu'une confiance très faible dans les experts et les médias entraîne un suivi nettement plus faible des comportements sanitaires et que l'influence de l'entourage a un impact direct sur le suivi des règles. Pour Niko Speybroeck, épidémiologiste à l'UCLouvain, "si le nombre de contacts augmente, c'est sûr, la circulation du virus va elle aussi augmenter", met-il en garde. "Il est essentiel de continuer à être vigilant si nous voulons pouvoir viser un déconfinement total, sans gestes barrières, d'ici la fin de l'année 2021", conclut Niko Speybroeck.