Le Conseil national de sécurité, qui réunit le fédéral, les entités fédérées et les experts, se réunit ce mercredi à 14h30 pour décider de la suite de notre confinement. Sur sa table, pour aider la décision, se trouve un rapport du 'risk management group', composée d'experts, dont Le Vif/L'Express a obtenu des extraits.

"La crise actuelle est 'du jamais vu, entament les experts. Ses impacts retournent notre société dans tous les domaines et la fin n'est pas encore en vue. Nous ne savons pas ce qui arrive, et cela peut encore durer des mois." Un constat peu rassurant d'autant qu'il s'accompagne d'une crise économique dont les citoyens souffriront.

Sans surprise, le groupe d'experts souhaite "mettre en garde contre un assouplissement trop rapide et insuffisamment réfléchi" des mesures de confinement. "Un assouplissement de ces mesures, poursuit-il, ne peut survenir que dans le cadre d'une stratégie de long terme bien définie sur le plan des soins, de la protection, des tests et du 'contact-tracing'."

Il subsiste toujours un risque de saturation des hôpitaux qui sont déjà sous tension, prévient le groupe, qui s'inquiète par ailleurs de "la rareté persistante des ressources humaines, des moyens de protection et des médicaments". Or, il faut s'inscrire dans une stratégie à long terme.

Les experts soulignent que les recommandations de l'autre groupe de travail mis en place par le gouvernement fédéral, concernant le port du masque ont été adoptées. "Sur cette base, les recommandations sur l'utilisation des masques 'faits maison' seront revues. Les masques chirurgicaux FFP2 doivent rester réservés au personnel des soins de santé, mais l'utilisation de masques de confort et des masques 'faits maison' fournissent un avantage limité, quand la distanciation sociale deviendra difficile à maintenir avec l'assouplissement des mesures."

"Le traçage des contacts sera essentiel une fois que les mesures seront assouplies", insiste encore le groupe en soulignant que cela induit des développements technologiques et que cela nécessité des réflexions sur les aspects juridiques et éthiques d'une telle utilisation. De même, l'importance de tests massifs est mise en avant : chaque personne symptomatique devra être testée.

Le groupe d'experts insiste encore sur la nécessité de tenir compte, dans la stratégie politique à mettre en place, sur les besoins qui resteront importants en raison des soins nécessaires hors Covid-19 qui sont aujourd'hui reportés en raison de l'épidémie. Il insiste encore sur l'importance de la prise en charge du "bien-être psychosocial" d'une population marquée par cette épreuve.

Le 'risk management group' met encore en avant la nécessité d'une "unité dans la communication et les processus de décision". "La collaboration entre les nouvelles structures et les structures existantes pour combattre cette crise fait face à de sérieux défis. Le RMG estime qu'il faut faire un appel à une collaboration plus constructive entre toutes les structures d'avis et de décisions." Voilà une façon diplomatique de dire que celle-ci fait aujourd'hui défaut, notamment entre le RMG qui préexistait à cette crise et les experts mis en avant par la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, qui occupent le devant de la scène médiatique.

Le rapport du groupe des experts., DR
Le rapport du groupe des experts. © DR
null, DR
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Le Conseil national de sécurité, qui réunit le fédéral, les entités fédérées et les experts, se réunit ce mercredi à 14h30 pour décider de la suite de notre confinement. Sur sa table, pour aider la décision, se trouve un rapport du 'risk management group', composée d'experts, dont Le Vif/L'Express a obtenu des extraits."La crise actuelle est 'du jamais vu, entament les experts. Ses impacts retournent notre société dans tous les domaines et la fin n'est pas encore en vue. Nous ne savons pas ce qui arrive, et cela peut encore durer des mois." Un constat peu rassurant d'autant qu'il s'accompagne d'une crise économique dont les citoyens souffriront.Sans surprise, le groupe d'experts souhaite "mettre en garde contre un assouplissement trop rapide et insuffisamment réfléchi" des mesures de confinement. "Un assouplissement de ces mesures, poursuit-il, ne peut survenir que dans le cadre d'une stratégie de long terme bien définie sur le plan des soins, de la protection, des tests et du 'contact-tracing'."Il subsiste toujours un risque de saturation des hôpitaux qui sont déjà sous tension, prévient le groupe, qui s'inquiète par ailleurs de "la rareté persistante des ressources humaines, des moyens de protection et des médicaments". Or, il faut s'inscrire dans une stratégie à long terme.Les experts soulignent que les recommandations de l'autre groupe de travail mis en place par le gouvernement fédéral, concernant le port du masque ont été adoptées. "Sur cette base, les recommandations sur l'utilisation des masques 'faits maison' seront revues. Les masques chirurgicaux FFP2 doivent rester réservés au personnel des soins de santé, mais l'utilisation de masques de confort et des masques 'faits maison' fournissent un avantage limité, quand la distanciation sociale deviendra difficile à maintenir avec l'assouplissement des mesures.""Le traçage des contacts sera essentiel une fois que les mesures seront assouplies", insiste encore le groupe en soulignant que cela induit des développements technologiques et que cela nécessité des réflexions sur les aspects juridiques et éthiques d'une telle utilisation. De même, l'importance de tests massifs est mise en avant : chaque personne symptomatique devra être testée.Le groupe d'experts insiste encore sur la nécessité de tenir compte, dans la stratégie politique à mettre en place, sur les besoins qui resteront importants en raison des soins nécessaires hors Covid-19 qui sont aujourd'hui reportés en raison de l'épidémie. Il insiste encore sur l'importance de la prise en charge du "bien-être psychosocial" d'une population marquée par cette épreuve.Le 'risk management group' met encore en avant la nécessité d'une "unité dans la communication et les processus de décision". "La collaboration entre les nouvelles structures et les structures existantes pour combattre cette crise fait face à de sérieux défis. Le RMG estime qu'il faut faire un appel à une collaboration plus constructive entre toutes les structures d'avis et de décisions." Voilà une façon diplomatique de dire que celle-ci fait aujourd'hui défaut, notamment entre le RMG qui préexistait à cette crise et les experts mis en avant par la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, qui occupent le devant de la scène médiatique.