Les quatre experts désignés pour accompagner les députés - Yves Coppieters (professeur de santé publique à l'ULB), Leïla Belkhir (infectiologue à l'UCLouvain), Marc Sabbe (médecin urgentiste à l'UZ Leuven) et Hugo Marynissen (professeur à l'Antwerp Management School et expert en gestion de risques) ont donc produit un rapport intermédiaire, présenté par ce dernier vendredi devant la commission.

Dans ce document, les experts mettent en avant l'importance de développer la gestion de crise et de mener une large réflexion à cet égard. Hugo Marynissen a ainsi pointé une "absence de vision sur la manière dont nous pouvons gérer les crises". "On a trop peu investi dans le secteur de la santé, dans les réseaux de détection de crise et dans leur gestion", a-t-il affirmé.

"On s'est trop occupé du passé sans anticiper l'avenir"

Selon les experts, la Belgique a manqué l'occasion de se pencher sur cette question après les attentats terroristes qui ont frappé le pays en 2016. "On s'est trop occupé du passé sans anticiper l'avenir", a soutenu Hugo Marynissen.

D'après les experts de la commission, la gestion de crise repose sur quatre piliers : le politique, l'opération, la communication et une concertation centrale entre les piliers. Pendant la crise du Covid-19, de grandes divergences sont apparues au niveau de cette concertation centrale, ont-ils relevé.

Au niveau politique, M. Marynissen a mis en cause la structure mise en place. "On a constaté que la structure de départ existante (RMG, RAG, etc...) a été mise de côté et qu'une autre structure a été mise en place avec plusieurs cellules, comités et task forces qui coexistaient. Quels étaient les motifs pour adapter la structure existante ou la mettre de côté ? ", s'est-il interrogé, exhortant les députés à poser la question au représentants de l'ancien gouvernement, qui seront auditionnés après les vacances de carnaval.

"Il n'existe pas de plan d'urgence pour la gestion des pandémies"

Quant à l'avenir, les experts ont appelé à une meilleure préparation des différents intervenants. "Il n'existe pas de plan d'urgence pour la gestion des pandémies. C'est l'organisation interne des hôpitaux leur a permis de réagir rapidement", a relevé Hugo Marynissen.

Selon les experts, il est dès lors nécessaire de pouvoir "activer des groupes de travail qui peuvent lancer l'alerte pour toute la ligne (opérationnelle)", et de réaliser des exercices préalables. Il ont également plaidé pour un renforcement de l'autonomie de la population ainsi que pour une formation du personnel politique à la gestion de crise.

Une nouvelle journée d'auditions attend les députés de la commission, vendredi. Des représentants des médecins spécialistes en formation (la Vlaamse vereniging voor arts-specialisten in opleiding VASO et le Comité Interuniversitaire des Médecins Assistants Candidats Spécialistes CIMACS) et des médecins-chefs (Association Francophone des Médecins-Chefs de la "Vlaamse Vereniging Hoofdartsen") seront entendus.

Les quatre experts désignés pour accompagner les députés - Yves Coppieters (professeur de santé publique à l'ULB), Leïla Belkhir (infectiologue à l'UCLouvain), Marc Sabbe (médecin urgentiste à l'UZ Leuven) et Hugo Marynissen (professeur à l'Antwerp Management School et expert en gestion de risques) ont donc produit un rapport intermédiaire, présenté par ce dernier vendredi devant la commission. Dans ce document, les experts mettent en avant l'importance de développer la gestion de crise et de mener une large réflexion à cet égard. Hugo Marynissen a ainsi pointé une "absence de vision sur la manière dont nous pouvons gérer les crises". "On a trop peu investi dans le secteur de la santé, dans les réseaux de détection de crise et dans leur gestion", a-t-il affirmé. Selon les experts, la Belgique a manqué l'occasion de se pencher sur cette question après les attentats terroristes qui ont frappé le pays en 2016. "On s'est trop occupé du passé sans anticiper l'avenir", a soutenu Hugo Marynissen. D'après les experts de la commission, la gestion de crise repose sur quatre piliers : le politique, l'opération, la communication et une concertation centrale entre les piliers. Pendant la crise du Covid-19, de grandes divergences sont apparues au niveau de cette concertation centrale, ont-ils relevé. Au niveau politique, M. Marynissen a mis en cause la structure mise en place. "On a constaté que la structure de départ existante (RMG, RAG, etc...) a été mise de côté et qu'une autre structure a été mise en place avec plusieurs cellules, comités et task forces qui coexistaient. Quels étaient les motifs pour adapter la structure existante ou la mettre de côté ? ", s'est-il interrogé, exhortant les députés à poser la question au représentants de l'ancien gouvernement, qui seront auditionnés après les vacances de carnaval. Quant à l'avenir, les experts ont appelé à une meilleure préparation des différents intervenants. "Il n'existe pas de plan d'urgence pour la gestion des pandémies. C'est l'organisation interne des hôpitaux leur a permis de réagir rapidement", a relevé Hugo Marynissen. Selon les experts, il est dès lors nécessaire de pouvoir "activer des groupes de travail qui peuvent lancer l'alerte pour toute la ligne (opérationnelle)", et de réaliser des exercices préalables. Il ont également plaidé pour un renforcement de l'autonomie de la population ainsi que pour une formation du personnel politique à la gestion de crise. Une nouvelle journée d'auditions attend les députés de la commission, vendredi. Des représentants des médecins spécialistes en formation (la Vlaamse vereniging voor arts-specialisten in opleiding VASO et le Comité Interuniversitaire des Médecins Assistants Candidats Spécialistes CIMACS) et des médecins-chefs (Association Francophone des Médecins-Chefs de la "Vlaamse Vereniging Hoofdartsen") seront entendus.