Les étudiants ne reprendront pas les cours dans les auditoires après les vacances de Pâques. La décision, attendue, a été confirmée confirmée ce lundi après-midi à l'issue d'une réunion par vidéconférence entre la ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), les recteurs des universités, les patrons des établissements supérieurs et les représentants des étudiants. Les cours continueront à se donner à distance... quand c'est le cas.

"Après la réunion de coordination organisée par la Ministre de l'enseignement supérieur, les Universités ont unanimement décidé de poursuivre leur enseignement sous forme virtuelle jusqu'à la fin du quadrimestre, précise un communiqué du Conseil des recteurs. Elles rejoignent en ceci la position des Universités néerlandophones. Outre l'aspect protecteur de la mesure, elle permet une planification sereine dans la continuité en évitant les problèmes d'un retour hypothétique, et à une date inconnue, vers l'enseignement en présentiel.

Dans sa communication aux étudiants, l'UCLouvain évoque la date du 16 mai: "Les universités ont unanimement décidé de poursuivre leur enseignement sous forme virtuelle jusqu'au 16 mai", a tweeté son recteur, Vincent Blondel. Pour éviter toute confusion, cela revient au même: le blocus commence à cette date.

Vendredi, les universités flamandes avaient annoncé qu'elles adopteraient majoritairement l'enseignement à distance jusqu'à la fin de l'année académique.

Les examens pas réglés

Le Conseil des recteurs ajoute qu'il reste encore à déterminer la façon dont les examens seront organisés: "Lever l'incertitude sur l'organisation de nos enseignements permet de se focaliser sur les questions plus délicates qui ne sont pas réglées par le virtuel. Il est encore prématuré de prendre des décisions en matière d'organisation des examens, mais toutes les Universités se fixent comme but de clôturer le deuxième quadrimestre, en ce compris les évaluations, sans déroger significativement au calendrier initialement prévu. Cela permettra de maintenir le calendrier de la seconde session et de démarrer l'année académique 2020-2021 en laissant les problèmes actuels derrière nous."

Le rapport de la réunion ministérielle précise que cela sera décidé ultérieurement. Une nouvelle réunion est prévue lundi prochain, mais ce ne devrait pas encore être à l'ordre du jour. Plusieurs scénarios sont à l'étude, dépendant de la prolongation du confinement. Une évaluation de fin d'année à distance n'est ps exclue, selon des modèles existant notammetn aux Etats-Unis."L'ensemble des établissements doivent pouvoir prendre des mesures harmonisées, tout en respectant bien entendu la liberté académique, précise le rapport Il ne serait par exemple pas envisageable d'annuler tous les examens dans les universités, mais pas dans les écoles supérieures des arts."

Des situations différentes

"Imagine-t-on une seconde qu'on va retourner sur les camps après Pâques ?, se demandait déjà Yvon Englert, recteur de l'ULB, dans les colonnes du Soir, lundi matin. Soyons sérieux, on ne va pas permettre à 32000 étudiants de se mélanger à nouveau comme si de rien n'était." La stratégie des autorités belges consistant à confiner pour lisser la courbe d'évolution de la maladie, il ajoutait : "Mon sentiment, c'est que, même au-delà du 15 mai, je ne vois pas comment on pourra faire autrement."

Depuis l'arrêt des cours en auditoire, le 12 mars dernier, les situations sont très différentes d'un professeur à l'autre, d'une faculté à l'autre. Si certains donnent des cours par vidéoconférence ou donnent des indications plus ou moins précises, d'autres sont aux abonnés absents. Dans certaines hautes écoles ou écoles d'arts, les moyens techniques ne permettent pas forcément des classes virtuelles.

Les inquiétudes des étudiants

La Fédération des étudiants francophones s'en est inquiétée. Dans un mémorandum publié sur son site, la FEF émet une série de demandes. Point un : "Dans les cas où les cours à distance sont possibles, il est impératif que des supports écrits complets soient disponibles. Par supports de cours écrits et complets, nous entendons des syllabi. Cette mesure est essentielle notamment pour tous les établissements qui n'auraient pas la technologie nécessaire à la réalisation de podcasts, mais également pour les étudiant.e.s qui n'auraient pas accès à des ordinateurs ou à internet. De plus les cours à distance diffusés en direct doivent être mis à disposition en différé également."

Après avoir recommandé l'annulation des stages et demandé une prise en compte de la situation sociale des étudiants, la FEF précise encore pour l'évaluation de fin d'année acédémique : "Pour les cours dont la dispensation à distance ne pourra être réalisée, nous demandons que la matière qui aurait dû être donnée durant cette période, et qui ne l'a pas été, soit supprimée, et que les cours soient évalués aux périodes normales d'évaluation uniquement sur base des activités qui auront réellement eu lieu."

Les étudiants ne reprendront pas les cours dans les auditoires après les vacances de Pâques. La décision, attendue, a été confirmée confirmée ce lundi après-midi à l'issue d'une réunion par vidéconférence entre la ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), les recteurs des universités, les patrons des établissements supérieurs et les représentants des étudiants. Les cours continueront à se donner à distance... quand c'est le cas."Après la réunion de coordination organisée par la Ministre de l'enseignement supérieur, les Universités ont unanimement décidé de poursuivre leur enseignement sous forme virtuelle jusqu'à la fin du quadrimestre, précise un communiqué du Conseil des recteurs. Elles rejoignent en ceci la position des Universités néerlandophones. Outre l'aspect protecteur de la mesure, elle permet une planification sereine dans la continuité en évitant les problèmes d'un retour hypothétique, et à une date inconnue, vers l'enseignement en présentiel. Dans sa communication aux étudiants, l'UCLouvain évoque la date du 16 mai: "Les universités ont unanimement décidé de poursuivre leur enseignement sous forme virtuelle jusqu'au 16 mai", a tweeté son recteur, Vincent Blondel. Pour éviter toute confusion, cela revient au même: le blocus commence à cette date.Vendredi, les universités flamandes avaient annoncé qu'elles adopteraient majoritairement l'enseignement à distance jusqu'à la fin de l'année académique.Le Conseil des recteurs ajoute qu'il reste encore à déterminer la façon dont les examens seront organisés: "Lever l'incertitude sur l'organisation de nos enseignements permet de se focaliser sur les questions plus délicates qui ne sont pas réglées par le virtuel. Il est encore prématuré de prendre des décisions en matière d'organisation des examens, mais toutes les Universités se fixent comme but de clôturer le deuxième quadrimestre, en ce compris les évaluations, sans déroger significativement au calendrier initialement prévu. Cela permettra de maintenir le calendrier de la seconde session et de démarrer l'année académique 2020-2021 en laissant les problèmes actuels derrière nous."Le rapport de la réunion ministérielle précise que cela sera décidé ultérieurement. Une nouvelle réunion est prévue lundi prochain, mais ce ne devrait pas encore être à l'ordre du jour. Plusieurs scénarios sont à l'étude, dépendant de la prolongation du confinement. Une évaluation de fin d'année à distance n'est ps exclue, selon des modèles existant notammetn aux Etats-Unis."L'ensemble des établissements doivent pouvoir prendre des mesures harmonisées, tout en respectant bien entendu la liberté académique, précise le rapport Il ne serait par exemple pas envisageable d'annuler tous les examens dans les universités, mais pas dans les écoles supérieures des arts."Des situations différentes "Imagine-t-on une seconde qu'on va retourner sur les camps après Pâques ?, se demandait déjà Yvon Englert, recteur de l'ULB, dans les colonnes du Soir, lundi matin. Soyons sérieux, on ne va pas permettre à 32000 étudiants de se mélanger à nouveau comme si de rien n'était." La stratégie des autorités belges consistant à confiner pour lisser la courbe d'évolution de la maladie, il ajoutait : "Mon sentiment, c'est que, même au-delà du 15 mai, je ne vois pas comment on pourra faire autrement."Depuis l'arrêt des cours en auditoire, le 12 mars dernier, les situations sont très différentes d'un professeur à l'autre, d'une faculté à l'autre. Si certains donnent des cours par vidéoconférence ou donnent des indications plus ou moins précises, d'autres sont aux abonnés absents. Dans certaines hautes écoles ou écoles d'arts, les moyens techniques ne permettent pas forcément des classes virtuelles.La Fédération des étudiants francophones s'en est inquiétée. Dans un mémorandum publié sur son site, la FEF émet une série de demandes. Point un : "Dans les cas où les cours à distance sont possibles, il est impératif que des supports écrits complets soient disponibles. Par supports de cours écrits et complets, nous entendons des syllabi. Cette mesure est essentielle notamment pour tous les établissements qui n'auraient pas la technologie nécessaire à la réalisation de podcasts, mais également pour les étudiant.e.s qui n'auraient pas accès à des ordinateurs ou à internet. De plus les cours à distance diffusés en direct doivent être mis à disposition en différé également."Après avoir recommandé l'annulation des stages et demandé une prise en compte de la situation sociale des étudiants, la FEF précise encore pour l'évaluation de fin d'année acédémique : "Pour les cours dont la dispensation à distance ne pourra être réalisée, nous demandons que la matière qui aurait dû être donnée durant cette période, et qui ne l'a pas été, soit supprimée, et que les cours soient évalués aux périodes normales d'évaluation uniquement sur base des activités qui auront réellement eu lieu."