Le tribunal correctionnel de Bruxelles avait acquitté, le 12 décembre dernier, trois citoyennes belges et un résident belge qui avaient hébergé chez eux des migrants, estimant qu'ils n'avaient commis aucun acte délictueux. Ces quatre personnes, dont les journalistes Myriam Berghe et Anouk Van Gestel, étaient prévenues pour trafic d'êtres humains et organisation criminelle.

Le parquet reprochait à deux d'entre elles, non pas d'avoir hébergé ces migrants, mais de leur avoir fourni par ce biais une aide essentielle dans leur activité de trafic d'êtres humains. En prêtant un téléphone, un ordinateur ou une carte routière, elles se sont rendues coupables d'actes de complicité de ce trafic, avait soutenu le parquet.

Pour les deux autres, il estimait par contre que les charges n'étaient pas suffisantes.

Concernant huit autres individus prévenus, dont les migrants qui ont été hébergés, le tribunal avait par contre prononcé des peines de 12 à 40 mois de prison, avec sursis pour plusieurs d'entre eux.

Il avait conclu qu'ils avaient effectivement collaboré à un trafic d'êtres humains, en aidant d'autres migrants comme eux à monter dans des camions vers la Grande-Bretagne, sur des aires d'autoroute belges, en 2017.

En janvier dernier, le parquet a décidé de faire appel contre toutes les dispositions de ce jugement.