Samedi, Ecolo s'est fendu d'un communiqué critique. Selon les verts francophones, les réunions en famille, dont l'autorisation n'est actuellement pas envisagée avant le 18 mai, doivent être permises dès la phase 1 du déconfinement. "Nous ne pouvons concevoir que l'économie passe avant l'humain", ont indiqué les écologistes.

Cette sortie d'Ecolo a suscité plusieurs critiques, principalement dans le chef de l'opposition cdH, mais aussi de la part de certains membres du MR. Certains ont pointé le fait que les verts francophones siègent dans trois gouvernements (Wallonie, Bruxelles et Fédération Wallonie-Bruxelles) et que les ministres-présidents sont membres du Conseil national de sécurité.

"Ecolo a oublié dans sa communication du jour qu'il était dans trois gouvernements associés aux décisions du CNS. Terrible les effets du confinement", a tweeté la cheffe de file cdH au Parlement bruxellois Céline Fremault.

"Ecolo ne participe-t-il pas aux gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles?", s'est interrogé le chef de groupe humaniste au Parlement wallon François Desquesnes.

"La communication d'Ecolo aurait elle été piratée ?", a également ironisé le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès (MR) sur le réseau social.

Interrogé par Belga, Ecolo a tenu à préciser sa position dimanche. "Les suites des décisions du CNS ont été abordées en kern élargi samedi. On relaie les préoccupations dans les instances où nous sommes associés. Mais, comme nous ne sommes pas au CNS, nous avons appris les décisions comme tout le monde", a précisé la porte-parole du parti.

"Les informations connues jusque-là parlaient du début de la phase de déconfinement au 4 mai, et la reprise probable des contacts sociaux en cercle restreint avait été évoquée. Mais le CNS, où nous ne siégeons pas, en a décidé autrement."

Cette précision n'a toutefois pas été du goût de la Première ministre. Sur RTL-TVi, Sophie Wilmès a fait part de sa désapprobation. "Je pense qu'il y a un moment pour travailler tous ensemble à la lutte contre la propagation du virus et un moment pour faire de la politique politicienne. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce qu'Ecolo semble oublier que toutes ces mesures sont prises en concertation avec les entités fédérées, dont ils font partie. Ils font partie de ces gouvernements."

Sur Twitter, le ministre bruxellois Ecolo Alain Maron a alors affirmé dans l'après-midi que les ministres-présidents représentaient leur entité "mais sans mandat spécifique de leur gouvernement (sauf peut-être pour un point spécifique)". "Et, surtout, eux seuls ont accès aux documents préliminaires".

Selon M. Maron, il s'agirait même d'un ordre de la Première ministre Sophie Wilmès. "Rien d'anormal à ça en mode gestion de crise", a-t-il conclu.

Samedi, Ecolo s'est fendu d'un communiqué critique. Selon les verts francophones, les réunions en famille, dont l'autorisation n'est actuellement pas envisagée avant le 18 mai, doivent être permises dès la phase 1 du déconfinement. "Nous ne pouvons concevoir que l'économie passe avant l'humain", ont indiqué les écologistes.Cette sortie d'Ecolo a suscité plusieurs critiques, principalement dans le chef de l'opposition cdH, mais aussi de la part de certains membres du MR. Certains ont pointé le fait que les verts francophones siègent dans trois gouvernements (Wallonie, Bruxelles et Fédération Wallonie-Bruxelles) et que les ministres-présidents sont membres du Conseil national de sécurité."Ecolo a oublié dans sa communication du jour qu'il était dans trois gouvernements associés aux décisions du CNS. Terrible les effets du confinement", a tweeté la cheffe de file cdH au Parlement bruxellois Céline Fremault. "Ecolo ne participe-t-il pas aux gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles?", s'est interrogé le chef de groupe humaniste au Parlement wallon François Desquesnes. "La communication d'Ecolo aurait elle été piratée ?", a également ironisé le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès (MR) sur le réseau social. Interrogé par Belga, Ecolo a tenu à préciser sa position dimanche. "Les suites des décisions du CNS ont été abordées en kern élargi samedi. On relaie les préoccupations dans les instances où nous sommes associés. Mais, comme nous ne sommes pas au CNS, nous avons appris les décisions comme tout le monde", a précisé la porte-parole du parti. "Les informations connues jusque-là parlaient du début de la phase de déconfinement au 4 mai, et la reprise probable des contacts sociaux en cercle restreint avait été évoquée. Mais le CNS, où nous ne siégeons pas, en a décidé autrement." Cette précision n'a toutefois pas été du goût de la Première ministre. Sur RTL-TVi, Sophie Wilmès a fait part de sa désapprobation. "Je pense qu'il y a un moment pour travailler tous ensemble à la lutte contre la propagation du virus et un moment pour faire de la politique politicienne. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce qu'Ecolo semble oublier que toutes ces mesures sont prises en concertation avec les entités fédérées, dont ils font partie. Ils font partie de ces gouvernements." Sur Twitter, le ministre bruxellois Ecolo Alain Maron a alors affirmé dans l'après-midi que les ministres-présidents représentaient leur entité "mais sans mandat spécifique de leur gouvernement (sauf peut-être pour un point spécifique)". "Et, surtout, eux seuls ont accès aux documents préliminaires". Selon M. Maron, il s'agirait même d'un ordre de la Première ministre Sophie Wilmès. "Rien d'anormal à ça en mode gestion de crise", a-t-il conclu.