La coordination avait tiré la sonnette d'alarme en 2014: le statut très précaire des accueillantes conventionnées à l'époque avait fait perdre au Brabant wallon la moitié de ces travailleuses en 15 ans. Le projet pilote est vu comme très positif, mais pose un problème en ce qui concerne les lieux de co-accueil.

Si le projet pilote porte sur 400 postes en Fédération Wallonie-Bruxelles en 2018 et 200 encore en 2019, le secteur estime qu'une fois ce statut enfin octroyé, il sera difficile de revenir en arrière. Le projet pilote doit surtout évaluer si les contrats de travailleur salarié répondent à une demande et au vu de l'engouement, c'est bien le cas. Octroyés sous condition (il faut travailler à temps plein, accueillir quatre enfants, être formée, etc.), ces contrats permettent aux accueillantes qui en bénéficie d'avoir un salaire fixe, des congés légaux et compensatoires, des primes, etc. Ce qui, d'après la coordination, permettra de doper le recrutement qui était difficile ces dernières années, et d'attirer de nouveaux profils.

Par contre, comme le nouveau statut est celui de travailleur salarié à domicile, les accueillantes qui exercent dans des lieux de co-accueil (souvent mis à leur disposition par les communes ou CPAS) ne peuvent pas en bénéficier à ce stade. Mis en oeuvre depuis quelques années pour résoudre certaines difficultés du secteur, le co-accueil représente aujourd'hui près de 4,5 % du total des places d'accueil en Brabant wallon.