Cette année, ça fait dix-sept ans. Presque deux décennies qu'une loi impose la parité politique et la présence d'un candidat de chaque sexe dans les trois premières places sur les listes fédérales. De multiples textes l'ont ensuite complétée, de celui de 2009 ordonnant l'alternance pour les deux premières places sur les listes régionales, à celui de 2018 qui rend obligatoire, à Bruxelles et en Wallonie, des listes communales et provinciales alternées. Trois lois plus tard, des progrès notables ont été accomplis. Ainsi, en 2019, la Chambre compte 42,7 % de députées, contre 39,3 % en 2014. A l'échelon régional, on dénombre 43,8 % d'élues au parlement bruxellois, contre 40,4 % en 2014, et 41,3 % au parlement de Wallonie, contre 40 % cinq ans plus tôt. Au cran en dessous, les femmes représentent 38,7 % et 48,8 % des élus au sein des conseils communaux wallons et bruxellois, contre respectivement 34,9 % et 41,5 % il y a six ans.
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