Dans une réponse récente à une question parlementaire, M. Jambon (N-VA) avait affirmé qu'un chef de zone de secours devait avant tout être un bon manager.

Or il y a à ses yeux "beaucoup de manquement sur le terrain" en termes de management. "Je ne veux pas adresser de reproches aux chefs de zone: nous aurions dû prévoir cela dans la préparation de la réforme. Nous ne l'avons pas fait. Par conséquent, nous essayons de corriger cette lacune".

La critique est restée en travers de la gorge de l'Association des commandants de zones de secours francophones et germanophones. Se disant outrés, les chefs de zones ont énuméré dans un communiqué les difficultés d'application de la réforme de 2015, qui s'était traduite par le passage à 34 zones de secours.

Ils affirment que les réalités des zones francophones ne sont pas défendues auprès du ministre. Contrairement à ses prédécesseurs qui disposaient de deux officiers de liaison, l'un néerlandophone, l'autre francophone, M. Jambon "n'a engagé qu'un néerlandophone". Les difficultés spécifiquement wallonnes (diversité des territoires, éloignement des zones de secours) ne sont de la sorte pas prises en compte, selon le colonel Marc Gilbert (zone Val de Sambre).

Il ajoute que l'organisation des gardes de pompiers volontaires rencontre d'importantes difficultés depuis la suppression de l'obligation pour les volontaires de se rendre disponibles.

Insuffisance du financement des formations, du nombre de sous-officiers pour assurer les départs depuis les postes les plus rapides, nivellement par le bas pour la désignation des commandants de zone ou des capitaines, surcoût à charge des communes pour la garde en caserne, etc. contribuent aussi au ras-le-bol exprimé.

Enfin, les commandants stigmatisent la suppression, envisagée par Mme De Block (Open Vld), de "25% des ambulances à partir de 2018". Ils demandent la mise en place d'une commission des zones associant les commandants, comme c'est le cas au sein de la commission permanente de la police locale.

Dans une réponse récente à une question parlementaire, M. Jambon (N-VA) avait affirmé qu'un chef de zone de secours devait avant tout être un bon manager. Or il y a à ses yeux "beaucoup de manquement sur le terrain" en termes de management. "Je ne veux pas adresser de reproches aux chefs de zone: nous aurions dû prévoir cela dans la préparation de la réforme. Nous ne l'avons pas fait. Par conséquent, nous essayons de corriger cette lacune". La critique est restée en travers de la gorge de l'Association des commandants de zones de secours francophones et germanophones. Se disant outrés, les chefs de zones ont énuméré dans un communiqué les difficultés d'application de la réforme de 2015, qui s'était traduite par le passage à 34 zones de secours. Ils affirment que les réalités des zones francophones ne sont pas défendues auprès du ministre. Contrairement à ses prédécesseurs qui disposaient de deux officiers de liaison, l'un néerlandophone, l'autre francophone, M. Jambon "n'a engagé qu'un néerlandophone". Les difficultés spécifiquement wallonnes (diversité des territoires, éloignement des zones de secours) ne sont de la sorte pas prises en compte, selon le colonel Marc Gilbert (zone Val de Sambre). Il ajoute que l'organisation des gardes de pompiers volontaires rencontre d'importantes difficultés depuis la suppression de l'obligation pour les volontaires de se rendre disponibles. Insuffisance du financement des formations, du nombre de sous-officiers pour assurer les départs depuis les postes les plus rapides, nivellement par le bas pour la désignation des commandants de zone ou des capitaines, surcoût à charge des communes pour la garde en caserne, etc. contribuent aussi au ras-le-bol exprimé. Enfin, les commandants stigmatisent la suppression, envisagée par Mme De Block (Open Vld), de "25% des ambulances à partir de 2018". Ils demandent la mise en place d'une commission des zones associant les commandants, comme c'est le cas au sein de la commission permanente de la police locale.