Décidément, le marché immobilier bruxellois n'est à nul autre pareil en Belgique. Terre de contrastes, la capitale suit des tendances qui lui sont propres... et que les notaires qui y officient ne savent pas toujours expliquer. Ainsi, par exemple, de l'activité immobilière. Elle est en hausse en Wallonie (+5,5 %) et stable en Flandre (+0,1 %). Contre toute attente, le nombre de transactions signées à Bruxelles en 2018, lui, glisse de -2,4 % par rapport à 2017. Un affaissement qui étonne les notaires. Dans leurs études, assurent-ils, cette baisse de régime ne s'est pas ressentie. Peut-être est-ce dû au CoBat, le Code bruxellois de l'aménagement du territoire, avance Justine De Smedt, dont l'étude est à Woluwe-Saint-Pierre. Puisque les notaires fondent leurs statistiques sur les compromis et non les actes de vente, le moindre changement susceptible d'en retarder la signature peut faire basculer une vente d'une année à l'autre. " La refonte du CoBat a simplifié certaines règles, mais le nouveau code exige désormais plus de renseignements et une véritable fiche d'identification du bien avant la signature du compromis ", renseigne Me De Smedt. Ce surplus de précautions, s'il vise bien évidemment une meilleure protection des acquéreurs, a conduit à un ral...