Les gains, associés à des hivers plus doux, atteignent environ 3 milliards d'euros par an, soit 0,65% du PIB.

Si des températures plus élevées peuvent faire diminuer la mortalité en hiver, elles s'accompagnent d'une surmortalité de l'ordre de 926 décès supplémentaires par an en été en 2050. L'estimation s'élève à 1.900 décès en 2100. Soit "une surmortalité annuelle d'une ampleur au moins similaire, en moyenne, à celle de 2003, lors de la canicule européenne", souligne l'étude.

Les coups de chaleur exacerbent en effet plusieurs maladies cardiovasculaires et pulmonaires fréquentes et peuvent provoquer de l'épuisement. Les experts prévoient jusqu'à 60.000 admissions supplémentaires à l'hôpital en raison du stress thermique pendant les étés chauds.

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Les inondations devraient provoquer des dommages pour un total annuel entre 343 et 940 millions d'euros en 2050 et entre 2.534 et 5.590 milliards d'euros à la fin du siècle.

Au cours de la période 2081-2100, la perte de productivité du travail devrait coûter 610 millions d'euros au cours de l'année la plus froide et jusqu'à 9 milliards d'euros pendant l'année la plus chaude. Pour la période autour de 2050, le coût varie de 170 millions à 3,5 milliards d'euros par an. Des températures hivernales plus élevées entraîneront cependant des gains de productivité de 116 à 182 millions par an.

En ce qui concerne la production d'électricité dans les centrales électriques, la sécheresse et l'augmentation des températures devraient entraîner un coût supplémentaire de 44 millions d'euros par an d'ici 2050. L'impact du changement climatique induira également un coût lié à une efficacité réduite du transport et de la distribution, qui devrait s'élever à 91 millions par an.

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Sur le plan de la demande d'énergie cependant, les économies compenseront les pertes. Des hivers plus doux permettront de chauffer moins, soit d'éviter un coût de 220 millions par an. La climatisation en été entraînera pour sa part une hausse de la demande d'énergie de 88 millions d'euros par an.

D'ici 2050, durant les années où les conditions météorologiques sont défavorables, les rendements des cultures pourraient chuter bien en dessous des niveaux minimums récemment observés, en particulier pour la pomme de terre et le maïs. La production agricole, végétale comme animale, pourrait perdre jusqu'à 606 millions d'euros par an par rapport à 2019. Les hausses de productivité, notamment dues à des saisons de croissance plus longues, ne compenseront pas ces pertes.

Vers 2071-2100, le risque d'incendie de forêt lié à la sécheresse devrait augmenter de 30 à 40%, et même de plus de 40% dans les Ardennes belges. Les pertes et les coûts liés devraient s'élever à 14,3 millions d'euros an d'ici à cette période.

A titre de comparaison, le budget annuel du SPF Justice en 2019 était de 1,95 milliard d'euros, l'impact des mesures Covid-19 sur le budget de la Région wallonne en 2020 de 1,8 milliard, tandis que le coût de l'achat de 34 avions de chasse F-35 s'est élevé à 3,8 milliards.

"Les personnes qui sont déjà très vulnérables en raison d'une mauvaise santé, de faibles revenus ou de logements inadaptés, souvent dans des zones urbaines densément peuplées, devraient également être les plus touchées par les conséquences des changements climatiques", relève l'étude. Si les coûts de services de base comme la nourriture ou l'énergie évoluent en raison de changements climatiques, les impacts sur les ménages à faibles revenus seront plus importants.

L'évaluation s'est cependant focalisée sur certains secteurs. Ces estimations ne constituent pas une analyse exhaustive des impacts socio-économiques des changements climatiques en Belgique.

Les gains, associés à des hivers plus doux, atteignent environ 3 milliards d'euros par an, soit 0,65% du PIB. Si des températures plus élevées peuvent faire diminuer la mortalité en hiver, elles s'accompagnent d'une surmortalité de l'ordre de 926 décès supplémentaires par an en été en 2050. L'estimation s'élève à 1.900 décès en 2100. Soit "une surmortalité annuelle d'une ampleur au moins similaire, en moyenne, à celle de 2003, lors de la canicule européenne", souligne l'étude. Les coups de chaleur exacerbent en effet plusieurs maladies cardiovasculaires et pulmonaires fréquentes et peuvent provoquer de l'épuisement. Les experts prévoient jusqu'à 60.000 admissions supplémentaires à l'hôpital en raison du stress thermique pendant les étés chauds. Les inondations devraient provoquer des dommages pour un total annuel entre 343 et 940 millions d'euros en 2050 et entre 2.534 et 5.590 milliards d'euros à la fin du siècle. Au cours de la période 2081-2100, la perte de productivité du travail devrait coûter 610 millions d'euros au cours de l'année la plus froide et jusqu'à 9 milliards d'euros pendant l'année la plus chaude. Pour la période autour de 2050, le coût varie de 170 millions à 3,5 milliards d'euros par an. Des températures hivernales plus élevées entraîneront cependant des gains de productivité de 116 à 182 millions par an. En ce qui concerne la production d'électricité dans les centrales électriques, la sécheresse et l'augmentation des températures devraient entraîner un coût supplémentaire de 44 millions d'euros par an d'ici 2050. L'impact du changement climatique induira également un coût lié à une efficacité réduite du transport et de la distribution, qui devrait s'élever à 91 millions par an. Sur le plan de la demande d'énergie cependant, les économies compenseront les pertes. Des hivers plus doux permettront de chauffer moins, soit d'éviter un coût de 220 millions par an. La climatisation en été entraînera pour sa part une hausse de la demande d'énergie de 88 millions d'euros par an. D'ici 2050, durant les années où les conditions météorologiques sont défavorables, les rendements des cultures pourraient chuter bien en dessous des niveaux minimums récemment observés, en particulier pour la pomme de terre et le maïs. La production agricole, végétale comme animale, pourrait perdre jusqu'à 606 millions d'euros par an par rapport à 2019. Les hausses de productivité, notamment dues à des saisons de croissance plus longues, ne compenseront pas ces pertes. Vers 2071-2100, le risque d'incendie de forêt lié à la sécheresse devrait augmenter de 30 à 40%, et même de plus de 40% dans les Ardennes belges. Les pertes et les coûts liés devraient s'élever à 14,3 millions d'euros an d'ici à cette période. A titre de comparaison, le budget annuel du SPF Justice en 2019 était de 1,95 milliard d'euros, l'impact des mesures Covid-19 sur le budget de la Région wallonne en 2020 de 1,8 milliard, tandis que le coût de l'achat de 34 avions de chasse F-35 s'est élevé à 3,8 milliards. "Les personnes qui sont déjà très vulnérables en raison d'une mauvaise santé, de faibles revenus ou de logements inadaptés, souvent dans des zones urbaines densément peuplées, devraient également être les plus touchées par les conséquences des changements climatiques", relève l'étude. Si les coûts de services de base comme la nourriture ou l'énergie évoluent en raison de changements climatiques, les impacts sur les ménages à faibles revenus seront plus importants. L'évaluation s'est cependant focalisée sur certains secteurs. Ces estimations ne constituent pas une analyse exhaustive des impacts socio-économiques des changements climatiques en Belgique.