A l'origine, les certificats verts (CV) devaient se réguler sur le principe de l'offre et de la demande. Les fournisseurs d'électricité achètent des CV aux producteurs d'énergie renouvelable, dont les propriétaires de panneaux photovoltaïques. Les fournisseurs doivent acquérir un certain nombre de CV en fonction de la quantité d'énergie fournie à leurs clients.

La dette des certificats verts provient du fait que l'offre de CV a dépassé la demande, de sorte que 23 millions de CV excédentaires sont arrivés sur le marché en 2013-2017. En Wallonie, la dette des certificats verts dépasse le milliard d'euros.

Il est difficile de prédire l'impact qu'aurait une incorporation des certificats verts au périmètre de la dette des entités fédérées - si les gouvernements régionaux devaient suivre les recommandations de l'ICN.

La Commission européenne veille sur ce dossier et elle pourrait imposer cette incorporation, note La Libre. "D'un côté, on instaure des politiques énergétiques qui poussent au développement durable, et d'un autre on entrave ces investissements par des contraintes fortes sur le périmètre de la dette. Si cet avis devait se confirmer, le débat devra se tenir au niveau européen", souligne Jean-Luc Crucke.