Sous Covid, les Belges, pas mal de Flamands et de frustrés des sports d'hiver, mais surtout des francophones, se sont convertis en masse et en last minute à la forêt ardennaise et ses gîtes. C'est le rush. Ça fait la joie des proprios de ...

Sous Covid, les Belges, pas mal de Flamands et de frustrés des sports d'hiver, mais surtout des francophones, se sont convertis en masse et en last minute à la forêt ardennaise et ses gîtes. C'est le rush. Ça fait la joie des proprios de petits logements, moins de ceux de gîtes de plus grande capacité. La bulle, c'est, jusqu'au 1er mars, une personne en contact rapproché, et pour ceux-là, il faut brader le prix ou alors rester fermés. Partis, donc, les vacanciers de février, mais "confinés" à proximité de chez eux, dans les bois. Certains, d'ailleurs, misent sur la discrétion des fourrés pour faire la fiesta. C'est mieux qu'une Skype party. Trop impersonnel. Mieux qu'une invitation au jardin ou dans un parc. Trop froid. Impossible d'estimer le nombre de personnes se prêtant à ce jeu risqué. Mais la formule du gîte rural excite des jeunes, des collègues, des citadins quadragénaires... Balancés, le plus souvent, par un individu irréprochable. Le hic, c'est que ces comportements, ces échappées vertes, ça rend parfois certains envieux, jaloux. Et la jalousie pousse à la délation. Quand bien même une démocratie aux rouages efficaces n'a pas besoin de policiers de substitution.