Si vous pensez que la productivité dépend du nombre d'heures prestées par les employés, rendez-vous en Grèce. Les habitants qui affichent le nombre le plus élevé d'heures de travail d'Europe se débattent dans une crise économique sans précédent. La "loi de Parkinson" affirme d'ailleurs que l'on travaille aussi longtemps à une chose que le temps qui nous est dévolu pour cette occupation. Généralement, il y a moyen de faire le t...

Si vous pensez que la productivité dépend du nombre d'heures prestées par les employés, rendez-vous en Grèce. Les habitants qui affichent le nombre le plus élevé d'heures de travail d'Europe se débattent dans une crise économique sans précédent. La "loi de Parkinson" affirme d'ailleurs que l'on travaille aussi longtemps à une chose que le temps qui nous est dévolu pour cette occupation. Généralement, il y a moyen de faire le travail plus rapidement. L'économie n'en souffre pasLa longueur de la semaine de travail la plus efficace est difficile à calculer. En France, une étude parlementaire démontre que la semaine de 35 heures n'a pas affaibli la compétitivité. Et ce sont surtout les entreprises elles-mêmes qui tentent l'expérience de la semaine de quatre jours ou de la journée de six heures. Depuis des années, Toyota ne jure que par ce système. Aux États-Unis et en Suède, les start-ups technologiques affirment que leurs employés sont plus concentrés et motivés, et le mois dernier, la marque de vêtements japonaise Uniqlo a également instauré la semaine de quatre jours. Le temps libre fait consommer Dans les années vingt, le constructeur automobile Henry Ford a fait sensation en lançant la semaine de quarante heures et cinq jours pour ses employés. Il estimait que les gens devaient avoir suffisamment de temps libre pour réaliser qu'ils pouvaient dépenser de l'argent, pour une voiture par exemple. La semaine de travail plus courte sans perte de salaire crée des consommateurs supplémentaires qui disposent d'une journée supplémentaire pour dépenser. Une journée de moins d'embouteillages et de chauffage Depuis l'instauration de la semaine de quatre jours pour ses fonctionnaires, l'état américain d'Utah dépense 1,7 million d'euros de moins par an. Grâce à une journée de moins de coûts d'électricité, de chauffage et autres frais de gestion, la pression sur le budget a énormément baissé. Ajoutez-y les 17 000 fonctionnaires en moins sur les routes, ou qui circulent à d'autres heures que les navetteurs traditionnels, et il est clair que la semaine de travail plus courte présente un avantage indéniable pour l'environnement.