Plus de dix mois que la Belgique est bloquée. Du moins à l'échelon fédéral. Depuis ce 9 décembre 2018 où la N-VA a quitté la suédoise, le pays est en léthargie, " géré " depuis le 21 décembre dernier par un gouvernement ultraminoritaire en affaires courantes, que ses membres fuient un par un. Si le préjudice est réel, notamment au niveau budgétaire, la situation ne provoque pas de chaos indescriptible pour autant. Ni d'inquiétude particulière au sein de la population, largement indifférente. Et ça peut s'expliquer : la multiplication de niveaux de pouvoir - de l'Europe aux Régions et Communautés - amortit le choc. D'autant que, à supposer qu'elle l'ait jamais détenu, la politique n'a plus le monopole de la décision, loin s'en faut : les entreprises, les organisations internationales, les structures administratives et les citoyens prennent toujours davantage le relais.
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