Ce n'est pas neuf, mais la tendance actuelle semble être davantage aux rassemblements entre amis, voisins ou en famille, sans déplacement vers un restaurant, constatent vendredi les présidents de la fédération Horeca Wallonie et de la section restaurants de la fédération Horeca bruxelloise.

Selon Philippe Trine, président de la section restaurants à la fédération Horeca Bruxelles, "beaucoup de restaurants choisissent d'ailleurs de rester fermés le soir du 31, ou en profitent même pour prendre des congés annuels". "Il y a une vingtaine d'années, les gens venaient au restaurant pour le réveillon. De nos jours, on dirait qu'ils restent davantage en famille ou entre amis. La soirée du 31 n'est plus si prisée par la clientèle dans les restaurants, à part peut-être par les touristes", observe-t-il.

A noter que, dans la capitale, ces touristes ne pourront pas se tourner vers le marché de Noël du centre-ville pour trouver de quoi se sustenter en soirée: comme le 24 au soir, les chalets des Plaisirs d'Hiver fermeront exceptionnellement plus tôt que les autres jours, dès 18h00 (plutôt que 22h00). De quoi faire le bonheur des restaurants, nombreux malgré tout, qui ont fait le choix d'ouvrir pour la Saint-Sylvestre avec bien souvent un "menu de fêtes" spécial.

En Wallonie, il y a aussi tous les "hôtels-restaurants, notamment en Ardenne", qui se "doivent de proposer à leur clientèle un 'package' comprenant un repas de fête, bien sûr, et souvent l'un ou l'autre extra comme des feux d'artifice", pointe Thierry Neyens, président de la fédération Horeca Wallonie. En dehors de ce secteur spécifique, il constate cependant le même phénomène qu'à Bruxelles: ces dernières années, les repas au restaurant pour le passage à l'année nouvelle n'ont plus autant la cote que par le passé. La tendance s'oriente vers les "réveillons entre amis, avec des plats à emporter ou une formule d'auberge espagnole", chez l'un ou chez l'autre ou encore dans un gîte.

Un élément semble décisif: le risque lié aux déplacements en voiture jusqu'à un restaurant combiné à la consommation d'alcool, comme les traditionnelles bulles pour trinquer à l'approche de minuit. De nombreux clients préfèrent éviter de devoir prendre le volant. La demande est aussi parfois refroidie par des formules plus "rigides", comme un menu de fêtes unique avec forfait boisson, des formules plus chères qui ne plaisent pas toujours.

Organiser ces soirées festives quand on reste ouvert pour le réveillon n'est pas une sinécure du côté des restaurateurs, relèvent d'ailleurs les deux professionnels wallon et bruxellois. Les coûts sont plus élevés que d'habitude, avec des produits dont le prix est gonflé par la demande en cette période, le personnel n'est pas toujours désireux de travailler quand les autres festoient, avec le risque aussi pour le restaurateur de faire face à des annulations, notamment liées à la météo, ou d'assumer le coût d'heures supplémentaires. "Il est au final difficile de répercuter tout cela dans le prix d'un menu", résume Thierry Neyens.

Le lendemain, premier jour de l'an neuf, les traditions ramèneront cependant de nombreux restaurateurs aux fourneaux, souligne-t-il: à Liège, par exemple, où il sera temps de déguster la choucroute du premier janvier.

Ce n'est pas neuf, mais la tendance actuelle semble être davantage aux rassemblements entre amis, voisins ou en famille, sans déplacement vers un restaurant, constatent vendredi les présidents de la fédération Horeca Wallonie et de la section restaurants de la fédération Horeca bruxelloise. Selon Philippe Trine, président de la section restaurants à la fédération Horeca Bruxelles, "beaucoup de restaurants choisissent d'ailleurs de rester fermés le soir du 31, ou en profitent même pour prendre des congés annuels". "Il y a une vingtaine d'années, les gens venaient au restaurant pour le réveillon. De nos jours, on dirait qu'ils restent davantage en famille ou entre amis. La soirée du 31 n'est plus si prisée par la clientèle dans les restaurants, à part peut-être par les touristes", observe-t-il. A noter que, dans la capitale, ces touristes ne pourront pas se tourner vers le marché de Noël du centre-ville pour trouver de quoi se sustenter en soirée: comme le 24 au soir, les chalets des Plaisirs d'Hiver fermeront exceptionnellement plus tôt que les autres jours, dès 18h00 (plutôt que 22h00). De quoi faire le bonheur des restaurants, nombreux malgré tout, qui ont fait le choix d'ouvrir pour la Saint-Sylvestre avec bien souvent un "menu de fêtes" spécial. En Wallonie, il y a aussi tous les "hôtels-restaurants, notamment en Ardenne", qui se "doivent de proposer à leur clientèle un 'package' comprenant un repas de fête, bien sûr, et souvent l'un ou l'autre extra comme des feux d'artifice", pointe Thierry Neyens, président de la fédération Horeca Wallonie. En dehors de ce secteur spécifique, il constate cependant le même phénomène qu'à Bruxelles: ces dernières années, les repas au restaurant pour le passage à l'année nouvelle n'ont plus autant la cote que par le passé. La tendance s'oriente vers les "réveillons entre amis, avec des plats à emporter ou une formule d'auberge espagnole", chez l'un ou chez l'autre ou encore dans un gîte. Un élément semble décisif: le risque lié aux déplacements en voiture jusqu'à un restaurant combiné à la consommation d'alcool, comme les traditionnelles bulles pour trinquer à l'approche de minuit. De nombreux clients préfèrent éviter de devoir prendre le volant. La demande est aussi parfois refroidie par des formules plus "rigides", comme un menu de fêtes unique avec forfait boisson, des formules plus chères qui ne plaisent pas toujours. Organiser ces soirées festives quand on reste ouvert pour le réveillon n'est pas une sinécure du côté des restaurateurs, relèvent d'ailleurs les deux professionnels wallon et bruxellois. Les coûts sont plus élevés que d'habitude, avec des produits dont le prix est gonflé par la demande en cette période, le personnel n'est pas toujours désireux de travailler quand les autres festoient, avec le risque aussi pour le restaurateur de faire face à des annulations, notamment liées à la météo, ou d'assumer le coût d'heures supplémentaires. "Il est au final difficile de répercuter tout cela dans le prix d'un menu", résume Thierry Neyens. Le lendemain, premier jour de l'an neuf, les traditions ramèneront cependant de nombreux restaurateurs aux fourneaux, souligne-t-il: à Liège, par exemple, où il sera temps de déguster la choucroute du premier janvier.