Si tout le monde recharge sa voiture en même temps en rentrant du travail, cela posera problème, mais recharger un véhicule électrique est différent de faire le plein de diesel ou d'essence une fois par semaine, assurent les spécialistes. C'est un peu comme un téléphone portable : la voiture se recharge quand l'occasion se présente, au travail, à la maison ou sur la route. La batterie est donc rarement complètement vide. Le réseau, en combinaison avec des compteurs intelligents, devrait être capable de gérer cela sans investissements majeurs. La question est, bien sûr, de savoir à quelle vitesse ces compteurs intelligents seront introduits.

Les gestionnaires des réseaux de distribution Fluvius en Flandre et Sibelga à Bruxelles ne s'attendent pas à des problèmes structurels si un nombre croissant de Belges se mettent soudainement à rouler à 100% à l'électricité, ce qui n'est pas inconcevable puisque le gouvernement fédéral a décidé qu'à partir de 2026, seuls les véhicules de société sans émission de CO2 pourront bénéficier d'une déductibilité fiscale.

Au moins 35.000 bornes accessibles au public installées d'ici 2025

"Nos calculs montrent que le réseau de distribution flamand pourra accueillir un million de voitures électriques d'ici 2030", explique le porte-parole de Fluvius, Björn Verdoodt. Il précise qu'en Flandre, 77% du réseau basse tension fonctionne actuellement en 400 volts et les 23% restants en 230 volts, et ce principalement dans les villes et en périphérie de Bruxelles. Charger une voiture entièrement électrique à 230 volts est possible, mais prend beaucoup plus de temps. Mais M. Verdoodt souligne que les familles peuvent également demander à passer à 400 volts afin de recharger plus rapidement leur véhicule. "Elles ne déboursent que 520 euros pour cela, soit une fraction du coût de l'adaptation du réseau", poursuit-il. M. Verdoodt affirme de surcroit que la part du 230 volts diminue d'année en année.

Concernant l'infrastructure de recharge, Fluvius a déjà installé quelque 2.500 bornes de recharge publiques en Flandre, réparties dans toutes les communes. Le gestionnaire de réseau n'est pas responsable du déploiement ultérieur - la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters souhaite qu'au moins 35.000 bornes accessibles au public soient installées d'ici 2025 -, mais un appel à projets sera lancé.

Bruxelles: encore très peu de bornes

À Bruxelles, le réseau basse tension est principalement constitué de 230 volts. Le nombre de bornes de recharge publiques est en outre encore très faible. Ce nombre augmentera régulièrement au cours des prochaines années, assure le gestionnaire du réseau Sibelga. Son ambition est de disposer de près de 11.000 bornes publiques d'ici 2035. "Nous accélérerons si le marché l'exige", affirme le directeur de la stratégie chez Sibelga, Mehdi Khrouz.

Mais Sibelga n'a pas l'intention d'investir rapidement et massivement dans la mise à niveau de son réseau à 400 volts. Bruxelles se réfère à l'exemple de la capitale norvégienne Oslo, qui est également en 230 volts et où une voiture sur cinq est déjà électrique. L'utilisateur moyen ne parcourt pas tant de kilomètres par jour et la recharge au travail via la borne normale est plus que suffisante, selon Sibelga. "Même pour les navetteurs qui doivent parcourir 100 kilomètres par jour, c'est suffisant", assure M. Khrouz.

En Région bruxelloise, les particuliers qui souhaitent installer une borne de recharge rapide peuvent le faire, mais à leurs frais.

Pour les grandes entreprises, les centres commerciaux et les axes de circulation importants, il existe la possibilité de se connecter en 400 volts via 3.000 stations de recharge réparties sur le territoire. Il a par ailleurs été constaté que lorsque des investissements importants sont réalisés sur le réseau, un basculement systématique vers le 400 volts est effectué.

Si tout le monde recharge sa voiture en même temps en rentrant du travail, cela posera problème, mais recharger un véhicule électrique est différent de faire le plein de diesel ou d'essence une fois par semaine, assurent les spécialistes. C'est un peu comme un téléphone portable : la voiture se recharge quand l'occasion se présente, au travail, à la maison ou sur la route. La batterie est donc rarement complètement vide. Le réseau, en combinaison avec des compteurs intelligents, devrait être capable de gérer cela sans investissements majeurs. La question est, bien sûr, de savoir à quelle vitesse ces compteurs intelligents seront introduits.Les gestionnaires des réseaux de distribution Fluvius en Flandre et Sibelga à Bruxelles ne s'attendent pas à des problèmes structurels si un nombre croissant de Belges se mettent soudainement à rouler à 100% à l'électricité, ce qui n'est pas inconcevable puisque le gouvernement fédéral a décidé qu'à partir de 2026, seuls les véhicules de société sans émission de CO2 pourront bénéficier d'une déductibilité fiscale. "Nos calculs montrent que le réseau de distribution flamand pourra accueillir un million de voitures électriques d'ici 2030", explique le porte-parole de Fluvius, Björn Verdoodt. Il précise qu'en Flandre, 77% du réseau basse tension fonctionne actuellement en 400 volts et les 23% restants en 230 volts, et ce principalement dans les villes et en périphérie de Bruxelles. Charger une voiture entièrement électrique à 230 volts est possible, mais prend beaucoup plus de temps. Mais M. Verdoodt souligne que les familles peuvent également demander à passer à 400 volts afin de recharger plus rapidement leur véhicule. "Elles ne déboursent que 520 euros pour cela, soit une fraction du coût de l'adaptation du réseau", poursuit-il. M. Verdoodt affirme de surcroit que la part du 230 volts diminue d'année en année. Concernant l'infrastructure de recharge, Fluvius a déjà installé quelque 2.500 bornes de recharge publiques en Flandre, réparties dans toutes les communes. Le gestionnaire de réseau n'est pas responsable du déploiement ultérieur - la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters souhaite qu'au moins 35.000 bornes accessibles au public soient installées d'ici 2025 -, mais un appel à projets sera lancé. À Bruxelles, le réseau basse tension est principalement constitué de 230 volts. Le nombre de bornes de recharge publiques est en outre encore très faible. Ce nombre augmentera régulièrement au cours des prochaines années, assure le gestionnaire du réseau Sibelga. Son ambition est de disposer de près de 11.000 bornes publiques d'ici 2035. "Nous accélérerons si le marché l'exige", affirme le directeur de la stratégie chez Sibelga, Mehdi Khrouz. Mais Sibelga n'a pas l'intention d'investir rapidement et massivement dans la mise à niveau de son réseau à 400 volts. Bruxelles se réfère à l'exemple de la capitale norvégienne Oslo, qui est également en 230 volts et où une voiture sur cinq est déjà électrique. L'utilisateur moyen ne parcourt pas tant de kilomètres par jour et la recharge au travail via la borne normale est plus que suffisante, selon Sibelga. "Même pour les navetteurs qui doivent parcourir 100 kilomètres par jour, c'est suffisant", assure M. Khrouz. En Région bruxelloise, les particuliers qui souhaitent installer une borne de recharge rapide peuvent le faire, mais à leurs frais. Pour les grandes entreprises, les centres commerciaux et les axes de circulation importants, il existe la possibilité de se connecter en 400 volts via 3.000 stations de recharge réparties sur le territoire. Il a par ailleurs été constaté que lorsque des investissements importants sont réalisés sur le réseau, un basculement systématique vers le 400 volts est effectué.