"Si vous regardez les autres partis, tous sont d'accord de diminuer les cotisations sociales. Nous, au PTB, nous disons au contraire qu'il faut arrêter de diminuer ces cotisations et refinancer la Sécu", a lancé Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole du PTB lors d'un discours prononcé à l'occasion du 1er Mai syndical à Liège.

L'élu PTB a fustigé le montant moyen de 1.100 euros par mois pour la pension des hommes alors qu'une place en maison de repos en coûte 1.700 chaque mois.

"On organise ainsi la misère des pensionnés. Cela doit cesser!", a-t-il lancé devant quelques 350 personnes rassemblées place Saint-Paul, dans le centre de Liège.

Le PTB réclame que ces pensions soient à l'avenir portées à 1.500 euros nets par mois.

Pour financer cela, la formation marxiste-léniniste entend mettre fin à toutes les niches fiscales dont bénéficient, selon elle, les multinationales.

Devant la foule, M. Hedebouw a notamment dénoncé que le groupe GBL a réalisé 1,6 milliard d'euros de bénéfice en 2018, mais sans payer un seul euro d'impôts, a-t-il affirmé.

Il s'est aussi indigné que les héritiers d'Albert Frère n'aient payé aucun droit de succession après le décès du magnat belge l'an dernier.

Pour le PTB, la suppression de ces niches fiscales accordées aux multinationales belges permettrait de dégager 3 milliards d'euros par an, lesquels pourraient être investis dans la revalorisation des pensions.

"Qu'on arrête de nous dire qu'il n'y a pas d'argent en Belgique!", a-t-il insisté, sous les acclamations de l'assistance.