"Si c'est notre tête de liste anversoise, Peter Mertens (par ailleurs président national du PVDA/PTB), ce sera vraiment chouette" au parlement fédéral, a lancé le député fédéral et porte-parole du parti Raoul Hedebouw lors du meeting de lancement de la campagne du parti de gauche radicale à l'IHECS à Bruxelles, devant quelque 400 militants.

"Nous sommes la locomotive à gauche", a-t-il ajouté, soulignant qu'à la veille des élections, beaucoup de partis reprennent les propositions du PTB pour leur campagne. Pour le scrutin européen, la formation, qui se présente comme le "seul parti national" du pays, alignera le Bruxellois francophone Marc Botenga et la conseillère communale louvaniste Line De Witte comme deux têtes de liste.

Fort de premières projections publiées lundi par le Parlement européen sur sa future composition, à partir d'une compilation de sondages, le PTB espère obtenir un des 21 sièges de l'hémicycle accordés à la Belgique, au détriment du MR - présidé depuis le même jour par Premier ministre Charles Michel après la désignation d'Olivier Chastel comme tête de liste européenne et sa décision de mener campagne pour les libéraux francophones

"Pour le changement social vraiment phénoménal"

Le PTB/PVDA a donné dimanche le coup d'envoi de sa campagne pour les élections générales du 26 mai prochain en présentant un programme fait de 849 propositions "concrètes" et "positives", comme la taxe des millionnaires, les privilèges des élus ou la gratuité des transports en commun.

Ce programme a comme principaux thèmes la réduction du fossé croissant qui sépare les pauvres des riches, le pouvoir d'achat, le climat et une fiscalité équitable, a expliqué M. Mertens devant quelque 400 militants.

"C'est l'année du 26 mai et le 26 mai nous réveillerons le parlement", a-t-il lancé. "Il est temps que les choses changent. Qu'elles changent pour de bon. Qu'elles changent justement. Et qu'elles changent écologiquement. Il est temps que les riches puissants soient appelés à rendre des comptes. Il est temps que les gens puissent à nouveau avancer", fait valoir le PTB. Le parti qualifie ce "plan pour le changement social vraiment phénoménal" d'"ambitieux", de "construit et d'"audacieux".

"Nous avons notamment imposé des thèmes comme la taxe des millionnaires, les privilèges des élus ou la gratuité des transports en commun. À la veille des élections, beaucoup de partis vont même jusqu'à reprendre nos propositions pour leur campagne", a souligné le parti, qui se revendique de la "gauche authentique".