A cet égard, le PS a décidé de prolonger le dialogue avec DéFI qui a répondu positivement au contenu des lignes directrices pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Comme Ecolo, DéFI, qui ne dispose pas d'élus au parlement de Wallonie, participe, au contraire du MR, aux négociations avec le parti socialiste en vue de la formation d'un gouvernement en Région bruxelloise.

Le PS était réuni mercredi matin en Bureau de parti pour constater le refus du PTB et du cdH de s'engager sur des lignes directrices, élaborées avec Ecolo, après consultation de la société civile, en vue de la formation de gouvernements en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le parti a ainsi pris acte du "refus exprimé par la direction du PTB à cinq reprises dont le refus du 7 juillet de participer à des négociations en vue de former un gouvernement avec le PS et Ecolo ainsi que le refus du PTB de soutenir un gouvernement PS-Ecolo depuis les bancs du parlement".

Les socialistes ont également enregistré la volonté du cdH de "siéger dans l'opposition après avoir 'parcouru, par courtoisie, les notes qui [lui] ont été adressées par le PS et Ecolo'".

En ce qui concerne la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Boulevard de l'Empereur note que selon DéFI "les mesures de cette note politique (...) pourraient (...) constituer une base de négociation en vue d'une participation à un gouvernement en Fédération Wallonie-Bruxelles".

Ce faisant, le PS observe qu'avec le seul parti Ecolo (et DéFI en Fédération), il ne dispose pas de la majorité requise au parlement. Le MR pourrait lui apporter les sièges manquant à la formation d'un gouvernement wallon et en Fédération. Une invitation lui est donc lancée ainsi qu'aux écologistes, dans un premier temps pour une "rencontre exploratoire".

La décision a été prise à l'unanimité à l'issue d'un Bureau de parti qui aura duré deux bonnes heures. Personne ne s'est exprimé en quittant le Boulevard de l'Empereur. "Il y a eu une bonne discussion. Nous regrettons que le PTB n'ait pu nous rejoindre dans notre volonté de constituer une majorité progressiste. Nous regrettons également que le cdH ait fait le choix de l'opposition", a commenté un membre du Bureau joint par téléphone. "Laurette Onkelinx avait qualifié il y a quelques années l'alliance avec le MR de contre-nature. Cela vaut toujours aujourd'hui mais nous ne pouvons pas contourner l'arithmétique. Nous constatons par ailleurs que le MR n'est pas totalement fermé à une discussion sur la base de la note PS-Ecolo, notamment sur le redressement économique de la Wallonie", a-t-il ajouté, résumant un point de vue largement exprimé lors de la réunion.