Condamné définitivement par la justice belge à six mois de prison avec sursis pour outrages aux moeurs, après le rejet de son pourvoi en cassation à la mi-avril, Jean-Charles Luperto n'a pas démissionné de ses mandats de député wallon et de bourgmestre de Sambreveille.
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Condamné définitivement par la justice belge à six mois de prison avec sursis pour outrages aux moeurs, après le rejet de son pourvoi en cassation à la mi-avril, Jean-Charles Luperto n'a pas démissionné de ses mandats de député wallon et de bourgmestre de Sambreveille.Interrogé de RTL-TVI, dimanche, le président du PS, Paul Magnette, s'est montré conciliant: "Je constate que personne n'a demandé sa démission, ni à Sambreville où les citoyens l'ont réélu après le procès, ni au parlement (wallon), ni nulle part".Jean-Charles Luperto a annoncé son intention de déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme. Il sera entendu prochainement devant la Commission de vigilance du PS, à sa demande.Mais c'est une petite phrase lâchée au détour de l'interview par le président du Parti socialiste qui en a étonné plus d'un, suscitant des réactions étonnées ou indignées. "Je respecte l'autonomie de la justice, mais le politique a aussi son autonomie par rapport au judiciaire", a souligné Paul Magnette. Ce faisant, il s'appuie de façon étonnante sur la séparation des pouvoirs pour justifier le maintien en place de l'élu."Voilà une affirmation qui détruit la fonction politique", s'indigne Bernard Guilitte, conseiller communal MR à Namur. Au-delà de cette expression politique, d'autres soulignent: "Cette situation doit choquer tout un chacun. Il n'est pas normal qu'un élu, condamné pour outrages aux moeurs, puisse encore bénéficier de la confiance de son parti..."Les libéraux sont par ailleurs échaudés par le choix posé par Paul Magnette: lors de cette même émission, il a préfèré placer sur le podium de son choix les figures de proue du PTB (Hedebouw), du CDH (Prévot) et d'Ecolo (Nollet), laissant le président du MR (Bouchez) sur le tapis."Sympa pour des partenaires des différents gouvernements, a réagit Philippe Goffin, député fédéral MR et ancien ministre. Jolie cohésion..." Au député PS Hervé Rigot qui lui fait remarquer que l'attitude de Georges-Louis Bouchez n'est paz toujours vcollégiale, Philippe Goffin souligne: "Faut juste assumer la coalition en place... A défaut, la population se réfugie dans les simplismes dont nous ne voulons pas, ni toi, ni moi, ni d'autres...".