Le procès pour piratage d'écrans publicitaires débute mardi

11/02/19 à 16:03 - Mise à jour à 12/02/19 à 16:14

Source: Belga

Le procès d'un jeune homme prévenu pour piratage d'écrans publicitaires débute mardi à 9h00 devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Il est poursuivi pour avoir détourné des écrans publicitaires dans le but de dénoncer les traités de libre échange tels le TTIP et le Ceta, en 2016.

Le procès pour piratage d'écrans publicitaires débute mardi

© capture facebook

Le prévenu, un jeune homme de 26 ans, avait détourné des écrans publicitaires en juillet 2016, dans le cadre d'une mobilisation contre les traités de libre échange TTIP et Ceta.

Il avait notamment détourné le message du panneau géant Coca-Cola sur la place De Brouckère à Bruxelles. Le logo de la marque de boisson avait été remplacé par le message "TTIP Game Over - No more negociations - No more free trade deals - It's time for action".

Une campagne "TTIP Game Over" avait fait appel aux citoyens à organiser des actions directes non-violentes et de désobéissance civile, en vue de mettre un terme aux négociations des traités de libre échange comme ceux discutés à l'époque avec les Etats-Unis ou le Canada.

C'est le parquet de Bruxelles qui avait décidé de poursuivre le jeune militant sur le plan pénal. L'activiste est prévenu sur base de préventions telles que dégradation de biens et intrusion dans un système informatique.

"Nous contestons le fait qu'il y a eu dégradation. Nous déplorons par ailleurs le fait que, parce qu'il s'agit d'un écran publicitaire électronique et non papier, le nombre de préventions est plus élevé. Outre une prévention de dégradation, mon client doit aussi répondre de piratage informatique", avait commenté Me Olivier Stein, lors de l'audience d'introduction en septembre dernier.

"Dans nos conclusions, nous évoquons le contexte de la mobilisation autour du TTIP et du CETA ainsi que la liberté d'expression. Nous dénonçons aussi l'asymétrie entre les moyens de communication des élites politiques et financières par rapport à ceux de la société civile", avait précisé l'avocat.