Comme le CGSP est le seul syndicat à participer à la grève, il est difficile de prévoir le niveau de paralysie du pays. Comme les discussions sont toujours en cours avec le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), la CSC et la CGSLB ont décidé ne pas participer à la grève.

Interrogé par le quotidien l'Echo, Michel Meyer, président du syndicat socialiste, explique que c'est l'introduction de pensions mixtes et des critères de pénibilité qui mettent en rogne ses militants. La pension mixte concerne les employés qui ont débuté comme contractuels avant de passer statutaires. Si avant, ils avaient droit à une pension statutaire, dorénavant leur pension sera mixte, tout comme leur carrière, et donc moins élevée. "Allons, ces agents ont toujours presté chez le même employeur. Il s'agissait d'une reconnaissance du travail accompli, et constituait par ailleurs une source de motivation", s'indigne Meyer.

Et si les critères de pénibilité de carrière font toujours l'objet de discussions au sein du gouvernement, c'est la réforme proposée qui irrite le syndicat socialiste. Comme l'explique l'Écho, elle prévoit en effet de supprimer les tantièmes préférentiels (division de la carrière selon un certain nombre de fractions qui permettent aux facteurs nommés, aux enseignants, aux conducteurs de train et aux militaires de partir plus tôt à la retraite) au profit de critères de pénibilité. Comme l'explique Le Soir, cette mesure obligera les employés concernés à choisir entre partir plus tôt ou percevoir une pension complète. De plus, les périodes d'absence (y compris les absences pour maladie ou accident et les congés de maternité) ne seraient pas prises en compte pour le calcul de la pension anticipée.

À quoi s'attendre ?

Au nord du pays, les militants se rassembleront à Bruges vers 11h00 alors qu'en Wallonie, le rendez-vous a été fixé à 10h00 à Tournai où entre mille et deux mille manifestants sont attendus. Un cortège et des discours sont également prévus. Ajoutez à cela "deux ou trois opérations 'coup de poing' annoncées par les militants", indique Michel Meyer.

Les administrations, les écoles et la poste seront également touchées par le mouvement de grève. "L'ampleur des actions dépendra de l'importance de la représentation syndicale de chaque secteur. Mais en ce qui concerne la CGSP, le mouvement sera bien suivi", déclare Meyer.

Les transports en commun risquent également d'être fortement perturbés. La CGSP Cheminots a annoncé son intention d'arrêter le travail lundi soir à 22 heures jusqu'au lendemain à la même heure. Les voyageurs peuvent se renseigner sur le site de la SNCB, les réseaux sociaux ou par téléphone (02/528.28.28).

À Bruxelles, la Stib conseille aux voyageurs de prévoir un autre mode de transport, et de s'informer sur son site, les réseaux sociaux et le téléphone (070/23.20.00). Les sociétés de transports wallonne et flamande Tec et De Lijn seront également touchées par le mouvement. (CB)

Comme le CGSP est le seul syndicat à participer à la grève, il est difficile de prévoir le niveau de paralysie du pays. Comme les discussions sont toujours en cours avec le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), la CSC et la CGSLB ont décidé ne pas participer à la grève.Interrogé par le quotidien l'Echo, Michel Meyer, président du syndicat socialiste, explique que c'est l'introduction de pensions mixtes et des critères de pénibilité qui mettent en rogne ses militants. La pension mixte concerne les employés qui ont débuté comme contractuels avant de passer statutaires. Si avant, ils avaient droit à une pension statutaire, dorénavant leur pension sera mixte, tout comme leur carrière, et donc moins élevée. "Allons, ces agents ont toujours presté chez le même employeur. Il s'agissait d'une reconnaissance du travail accompli, et constituait par ailleurs une source de motivation", s'indigne Meyer.Et si les critères de pénibilité de carrière font toujours l'objet de discussions au sein du gouvernement, c'est la réforme proposée qui irrite le syndicat socialiste. Comme l'explique l'Écho, elle prévoit en effet de supprimer les tantièmes préférentiels (division de la carrière selon un certain nombre de fractions qui permettent aux facteurs nommés, aux enseignants, aux conducteurs de train et aux militaires de partir plus tôt à la retraite) au profit de critères de pénibilité. Comme l'explique Le Soir, cette mesure obligera les employés concernés à choisir entre partir plus tôt ou percevoir une pension complète. De plus, les périodes d'absence (y compris les absences pour maladie ou accident et les congés de maternité) ne seraient pas prises en compte pour le calcul de la pension anticipée.À quoi s'attendre ? Au nord du pays, les militants se rassembleront à Bruges vers 11h00 alors qu'en Wallonie, le rendez-vous a été fixé à 10h00 à Tournai où entre mille et deux mille manifestants sont attendus. Un cortège et des discours sont également prévus. Ajoutez à cela "deux ou trois opérations 'coup de poing' annoncées par les militants", indique Michel Meyer.Les administrations, les écoles et la poste seront également touchées par le mouvement de grève. "L'ampleur des actions dépendra de l'importance de la représentation syndicale de chaque secteur. Mais en ce qui concerne la CGSP, le mouvement sera bien suivi", déclare Meyer.Les transports en commun risquent également d'être fortement perturbés. La CGSP Cheminots a annoncé son intention d'arrêter le travail lundi soir à 22 heures jusqu'au lendemain à la même heure. Les voyageurs peuvent se renseigner sur le site de la SNCB, les réseaux sociaux ou par téléphone (02/528.28.28).À Bruxelles, la Stib conseille aux voyageurs de prévoir un autre mode de transport, et de s'informer sur son site, les réseaux sociaux et le téléphone (070/23.20.00). Les sociétés de transports wallonne et flamande Tec et De Lijn seront également touchées par le mouvement. (CB)