"La réunion a très bien commencé puisque madame Bayer est arrivée en disant qu'elle n'avait rien à nous dire et qu'on pouvait lui poser des questions. Ce qui a été fait mais au final, elle n'a répondu à aucune question par rapport aux inquiétudes exprimées. On nous dit qu'il n'y aura pas de licenciements mais quand on demande à madame Bayer qu'elle s'engage à ce qu'il n'y ait pas de pertes d'emploi, quel que soit l'avenir du groupe, elle répond qu'elle ne peut pas", précise Christine Planus, qui se dit très méfiante.

De même, les travailleurs n'ont pas été rassurés quant au fonds de pension. "Manifestement, ils ne veulent pas que cela soit géré paritairement. On nous dit qu'il y a assez d'argent pour payer le fonds de pension et quant à la manière dont c'est géré, en clair, cela ne nous regarde pas", insiste-t-elle.

La déléguée principale CGSP-Admi maintient donc, après cette rencontre avec Bénédicte Bayer, qu'il subsiste toujours autant d'inconnues quant à l'avenir du groupe. Elle attend d'ailleurs avec impatience, ainsi qu'une certaine appréhension, le rapport que le ministre wallon de l'Energie, Jean-Luc Crucke, est censé présenter vendredi sur la faisabilité d'un rapprochement entre Ores et Resa, depuis que la sortie de Nethys a été décidée.

Les travailleurs CGSP-Admi seront à nouveau conviés à une assemblée du personnel lundi prochain. Selon ce qui ressortira de ce rapport, des actions pourraient être envisagées.