Dave Sinardet (VUB), Min Reuchamps et Jérémy Dodeigne (UCL) ont interrogé 243 parlementaires fédéraux, communautaires et régionaux et leur ont demandé de se positionner sur les compétences des régions et communautés. L'étude a été menée entre juillet et octobre 2011, en pleine crise politique.

Sans surprise, le Vlaams Belang et la N-VA sont en faveur d'une autonomie radicale et arrivent juste devant le CD&V. Viennent ensuite le MR et le VLD. Le MR prône une autonomie des entités fédérées plus importante qu'Ecolo, le cdH, le FDF et le PS mais le parti libéral est cependant davantage en faveur d'une autonomie renforcée que le SP.A et Groen!

Les chercheurs se sont aussi intéressés à la question identitaire. Les parlementaires N-VA s'identifient ainsi, pour la majorité, comme uniquement flamand. Une minorité (26,1%) se sent d'abord flamande mais également belge. Les autres députés ont une double nationalité. Côté francophone, c'est au FDF que l'on rencontre le plus de parlementaire qui font passer leur communauté avant leur pays (75%). Le MR arrive derrière (18,2%). Suivent le cdH (12,5%), puis le PS (8,3%).

Par ailleurs, la crise politique est due "à la différence de contenu entre la vision des francophones et des Flamands", selon une majorité de parlementaires. C'est ensuite la faute des partis de l'autre communauté qui prévaut.

Dave Sinardet (VUB), Min Reuchamps et Jérémy Dodeigne (UCL) ont interrogé 243 parlementaires fédéraux, communautaires et régionaux et leur ont demandé de se positionner sur les compétences des régions et communautés. L'étude a été menée entre juillet et octobre 2011, en pleine crise politique. Sans surprise, le Vlaams Belang et la N-VA sont en faveur d'une autonomie radicale et arrivent juste devant le CD&V. Viennent ensuite le MR et le VLD. Le MR prône une autonomie des entités fédérées plus importante qu'Ecolo, le cdH, le FDF et le PS mais le parti libéral est cependant davantage en faveur d'une autonomie renforcée que le SP.A et Groen! Les chercheurs se sont aussi intéressés à la question identitaire. Les parlementaires N-VA s'identifient ainsi, pour la majorité, comme uniquement flamand. Une minorité (26,1%) se sent d'abord flamande mais également belge. Les autres députés ont une double nationalité. Côté francophone, c'est au FDF que l'on rencontre le plus de parlementaire qui font passer leur communauté avant leur pays (75%). Le MR arrive derrière (18,2%). Suivent le cdH (12,5%), puis le PS (8,3%). Par ailleurs, la crise politique est due "à la différence de contenu entre la vision des francophones et des Flamands", selon une majorité de parlementaires. C'est ensuite la faute des partis de l'autre communauté qui prévaut.