"Depuis 20 ans, la liberté et la vie privée sont régulièrement mises en cause pour des enjeux majeurs, considérés comme supérieurs : la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la fraude fiscale, la lutte contre les dérives financières, aujourd'hui la lutte contre un obstacle sanitaire et, demain, la lutte pour un enjeu climatique. En tant que parti libéral, nous ne pouvons pas accepter cette situation. Les libertés et les droits fondamentaux doivent rester notre boussole, le cadre majeur indépassable, quelle que soit la situation dans la société", a déclaré le président Georges-Louis Bouchez à l'occasion des voeux du parti prononcés en videoconférence.

Dans le débat institutionnel qui s'ouvre, le MR veut renforcer le Titre II de la Constitution, qui contient les droits et libertés des citoyens. Il réclame aussi une évaluation des législations dans diverses matières sur le point de la proportionnalité des mesures qu'elles contiennent. Au besoin, des lois pourraient être réformées, voire abrogées.

Le coronavirus a remis en évidence l'importance de ce thème. "Nous devons garder intacte notre volonté de reconquérir nos libertés dès que possible", a de son côté souligné la vice-Première ministre, Sophie Wilmès. Aux yeux des libéraux, l'"obstacle" que représente le virus ne peut détourner la société des "vrais enjeux". Outre les droits et libertés, le MR a visé l'un des grands débats qui attend le gouvernement fédéral, celui de la réforme des pensions et de la pension minimale, l'un des acquis du PS durant les négociations gouvernementales. Il réclame une réduction des périodes assimilées, c'est-à-dire les périodes d'inactivité qui sont néanmoins prises en compte dans le calcul de la pension. "Il n'est pas possible pour le MR qu'une personne qui a passé toute sa vie comme demandeuse d'emploi ait une pension minimum identique à celle d'un travailleur", a averti M. Bouchez.

Le MR attend également les réformes qui seront proposées afin d'atteindre un taux d'emploi de 80% , autre domaine où un ministre socialiste est attendu. Il veut favoriser le travail de nuit et rappelle sa revendication de sanctions "plus appropriées" pour les chômeurs -les libéraux visaient notamment les secteurs en pénurie de main d'oeuvre- ou encore un meilleur contrat de gestion du Forem en Wallonie.

L'un des enjeux qui attend la Belgique est sa réindustrialisation, estime le MR. En plus de la politique d'emploi, le parti veut utiliser pour ce faire le levier fiscal. Il plaide en faveur d'une TVA sociale, soit l'affectation d'une partie de la TVA à la protection sociale comme le font l'Allemagne ou le Danemark, et le développement du travail de nuit.

"Depuis 20 ans, la liberté et la vie privée sont régulièrement mises en cause pour des enjeux majeurs, considérés comme supérieurs : la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la fraude fiscale, la lutte contre les dérives financières, aujourd'hui la lutte contre un obstacle sanitaire et, demain, la lutte pour un enjeu climatique. En tant que parti libéral, nous ne pouvons pas accepter cette situation. Les libertés et les droits fondamentaux doivent rester notre boussole, le cadre majeur indépassable, quelle que soit la situation dans la société", a déclaré le président Georges-Louis Bouchez à l'occasion des voeux du parti prononcés en videoconférence. Dans le débat institutionnel qui s'ouvre, le MR veut renforcer le Titre II de la Constitution, qui contient les droits et libertés des citoyens. Il réclame aussi une évaluation des législations dans diverses matières sur le point de la proportionnalité des mesures qu'elles contiennent. Au besoin, des lois pourraient être réformées, voire abrogées. Le coronavirus a remis en évidence l'importance de ce thème. "Nous devons garder intacte notre volonté de reconquérir nos libertés dès que possible", a de son côté souligné la vice-Première ministre, Sophie Wilmès. Aux yeux des libéraux, l'"obstacle" que représente le virus ne peut détourner la société des "vrais enjeux". Outre les droits et libertés, le MR a visé l'un des grands débats qui attend le gouvernement fédéral, celui de la réforme des pensions et de la pension minimale, l'un des acquis du PS durant les négociations gouvernementales. Il réclame une réduction des périodes assimilées, c'est-à-dire les périodes d'inactivité qui sont néanmoins prises en compte dans le calcul de la pension. "Il n'est pas possible pour le MR qu'une personne qui a passé toute sa vie comme demandeuse d'emploi ait une pension minimum identique à celle d'un travailleur", a averti M. Bouchez. Le MR attend également les réformes qui seront proposées afin d'atteindre un taux d'emploi de 80% , autre domaine où un ministre socialiste est attendu. Il veut favoriser le travail de nuit et rappelle sa revendication de sanctions "plus appropriées" pour les chômeurs -les libéraux visaient notamment les secteurs en pénurie de main d'oeuvre- ou encore un meilleur contrat de gestion du Forem en Wallonie. L'un des enjeux qui attend la Belgique est sa réindustrialisation, estime le MR. En plus de la politique d'emploi, le parti veut utiliser pour ce faire le levier fiscal. Il plaide en faveur d'une TVA sociale, soit l'affectation d'une partie de la TVA à la protection sociale comme le font l'Allemagne ou le Danemark, et le développement du travail de nuit.