"Il faut une vraie reconnaissance du secteur", demande Lorenzo Serra, porte-parole de la Brussels By Night Federation, organisation créée depuis la pandémie et qui réunit les établissements comme les boîtes de nuits. Sur la scène internationale de la nuit, Bruxelles et ses clubs sont très attractifs. Faute de mesures d'aides et de réouverture, les boîtes pourraient disparaître ou partir à l'étranger.

Le savoir-faire des artistes belges pourrait s'expatrier, ce qui serait dommageable à l'économie belge et à l'image d'une capitale européenne, argue-t-il. Des entreprises comme les start-ups ou autres sociétés dynamiques ne s'installeraient plus à Bruxelles. Le monde de la nuit critique aussi la différence de traitement avec les salles de concert ou l'horeca.

"Des établissements s'engagent à ouvrir avec des réservations de tables, ou de limiter l'espace à une seule bulle, comme pour des événements B2B (business to business, pour des entreprises par exemple, NDLR)", propose Lorenzo Serra. Certains établissements ont effectivement pu ouvrir, avec la mise en place de terrasses par exemple, mais ce "bol d'air frais" n'est qu'une solution limitée et temporaire, vu le climat belge.

"Les première faillites à la fin de l'été"

La Brussels By Night Federation propose aussi, comme solution pour ouvrir les boîtes en sécurité, le tracing par application. Ainsi, toutes les personnes testées positives seraient repérables et devraient observer des quarantaines, et leurs contacts récents devraient se faire tester. Via l'application, les établissements pourraient gérer les droits d'accès et permettre des soirées en toute sécurité.

En attendant, les clubs et boîtes de nuit restent le dernier secteur à ne pas encore avoir pu rouvrir, et demandent plus d'aides financières, prenant en exemple la ville de Berlin. La capitale allemande a offert des subsides à hauteur de 81.000 euros, en moyenne, à 46 établissements différents, afin d'assurer la survie sur le long terme de son monde de clubbing renommé, selon l'élu écologiste Georg Kössler, à l'initiative du fonds.

A Bruxelles, précise Lorenzo Serra, l'aide est de 4.000 euros, alors que les loyers peuvent souvent atteindre dix à 20.000 euros. "Je vois malheureusement les premières faillites pour la fin de l'été", prédit-il.

"Il faut une vraie reconnaissance du secteur", demande Lorenzo Serra, porte-parole de la Brussels By Night Federation, organisation créée depuis la pandémie et qui réunit les établissements comme les boîtes de nuits. Sur la scène internationale de la nuit, Bruxelles et ses clubs sont très attractifs. Faute de mesures d'aides et de réouverture, les boîtes pourraient disparaître ou partir à l'étranger. Le savoir-faire des artistes belges pourrait s'expatrier, ce qui serait dommageable à l'économie belge et à l'image d'une capitale européenne, argue-t-il. Des entreprises comme les start-ups ou autres sociétés dynamiques ne s'installeraient plus à Bruxelles. Le monde de la nuit critique aussi la différence de traitement avec les salles de concert ou l'horeca. "Des établissements s'engagent à ouvrir avec des réservations de tables, ou de limiter l'espace à une seule bulle, comme pour des événements B2B (business to business, pour des entreprises par exemple, NDLR)", propose Lorenzo Serra. Certains établissements ont effectivement pu ouvrir, avec la mise en place de terrasses par exemple, mais ce "bol d'air frais" n'est qu'une solution limitée et temporaire, vu le climat belge. La Brussels By Night Federation propose aussi, comme solution pour ouvrir les boîtes en sécurité, le tracing par application. Ainsi, toutes les personnes testées positives seraient repérables et devraient observer des quarantaines, et leurs contacts récents devraient se faire tester. Via l'application, les établissements pourraient gérer les droits d'accès et permettre des soirées en toute sécurité. En attendant, les clubs et boîtes de nuit restent le dernier secteur à ne pas encore avoir pu rouvrir, et demandent plus d'aides financières, prenant en exemple la ville de Berlin. La capitale allemande a offert des subsides à hauteur de 81.000 euros, en moyenne, à 46 établissements différents, afin d'assurer la survie sur le long terme de son monde de clubbing renommé, selon l'élu écologiste Georg Kössler, à l'initiative du fonds. A Bruxelles, précise Lorenzo Serra, l'aide est de 4.000 euros, alors que les loyers peuvent souvent atteindre dix à 20.000 euros. "Je vois malheureusement les premières faillites pour la fin de l'été", prédit-il.