C'est peut-être un moment clé dans la formation d'un gouvernement fédéral. Un révélateur, du moins. Ce mercredi, en commission de l'Intérieur de la Chambre, le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), a peut-être indirectement montré que le CD&V était en train de lâcher la N-VA. Et que son parti pourrait rallier une coalition Vivaldi (avec les socialistes, les libéraux et les écologistes)...

C'est peut-être un moment clé dans la formation d'un gouvernement fédéral. Un révélateur, du moins. Ce mercredi, en commission de l'Intérieur de la Chambre, le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), a peut-être indirectement montré que le CD&V était en train de lâcher la N-VA. Et que son parti pourrait rallier une coalition Vivaldi (avec les socialistes, les libéraux et les écologistes), dans le cadre de le mission royale menée par Egbert Lachaert.Ce n'est évidemment pas une certitude. Mais la façon dont l'actuel ministre de l'Intérieur a annoncé devant les députés que son prédécesseur, Jan Jambon (N-VA), était bel et bien au courant de l'affaire Chovanec, pourrait bien être perçue comme une agression par les nationalistes. Ce faisant, De Crem place Jambon devant ses contradictions et il témoigne du peu d'humanité des nationalistes flamands. En réaction, Jan Jambon a démenti avoir été informé: il sera entendu à la Chambre sur sa version des faits.Joachim Coens, président du CD&V, a fait une ouverture en faveur de la Vivaldi, en début de semaine, tout en posant des conditions: pas question d'un agenda éthique et pas question de refédéralisations. Le numéro un social-chrétien flamand précisait toutefois qu'il gardait espoir qu'une coalition avec la N-VA soit possible.Ahmed Laaouej, chef de file des socialistes francophone, soulignait ce matin qu'il était "optimiste" pour la formation prochaine d'un gouvernement fédéral. Lui aussi a tenu une ligne dure à la Chambre dans le cadre de l'affaire Chovanec.Le missionnaire royal Egbert Lachaert (Open VLD) doit faire rapport au roi ce vendredi 28 août. Il n'a pas encore officiellement exprimé son choix de coalition, mais de nombreux échos font été d'une piste sans la N-VA. Sur les réseaux sociaux, les relations entre libéraux flamands et nationalistes sont également très tendues.Tou cela ne fait pas un gouvernement, mais ce sont peut-être des indices.