"Ce sont des procès extrêmement chronophages, qui demandent énormément de moyens et mettent des faits assez graves sous la loupe de personnes qui ne sont pas nécessairement formées pour", a-t-il commenté, alors que l'instruction d'audience dans le procès de l'attentat au Musée juif débute ce jeudi à Bruxelles.

D'après M. Van Leeuw, le procès d'assises du braqueur Marcel Habran, qui a dû être refait plusieurs fois, a illustré les limites du modèle. "Cette procédure a été inventée au 19e siècle", a rappelé le procureur fédéral, avant d'ajouter qu'il était permis de se demander si elle est encore souhaitable aujourd'hui.

"Allez expliquer de la téléphonie dans un texte avec toute une série de notions hyper techniques aux jurés, c'est possible, mais je pense que des magistrats professionnels sont plus à même de pouvoir comprendre ce type d'aspects", a-t-il développé.

M. Van Leeuw a par ailleurs souligné que le procès de l'attentat au Musée juif ne devait certainement "pas devenir un show".