Ces universitaires ont tout d'abord constaté que la confiance envers le monde politique a diminué d'environ un point, sur une échelle de 0 à 10, par rapport aux scrutins de 2009 et 2014.

D'après cette analyse, cette situation a influencé le comportement électoral des électeurs. La plupart des votants à faible confiance politique ont exprimé un suffrage en faveur du Vlaams Belang, côté flamand, et du PTB, côté wallon. En 2014, c'était la N-VA qui attirait encore le plus grand nombre d'électeurs flamands de cette catégorie.

Les électeurs ayant une grande confiance politique ont quant à eux plus fréquemment voté pour le CD&V, Groen ou la N-VA, ou le cdH, Ecolo ou le MR.

Outre le faible niveau de confiance politique, les électeurs des partis radicaux ont d'autres points communs: ils sont moins souvent satisfaits de la politique du gouvernement régional et éprouvent des émotions négatives envers la politique.

Les électeurs du Vlaams Belang et du PTB montrent également peu d'intérêt pour la politique, contrairement aux électeurs du PVDA.

Il n'y a toutefois pas que la confiance qui a orienté les voix vers le Vlaams Belang et le PTB-PVDA, soulignent les chercheurs. En Flandre, les déterminants les plus importants du choix électoral pour le Vlaams Belang sont un score élevé du côté droit du spectre gauche-droite, une faible satisfaction vis-à-vis de la démocratie et un faible niveau d'éducation. Le sexe n'a lui aucune influence sur ce comportement.

Les électeurs du PTB en Wallonie, par contre, sont plus souvent du côté gauche du spectre gauche-droite et sont plus souvent âgés entre 18 et 34 ans.