"Dans le cadre de l'instruction du dossier Nethys, après analyse par mon administration des informations relatives aux indemnités versées à l'ancienne équipe de direction, j'ai décidé d'annuler les engagements pris par le comité de nomination et de rémunération de Nethys le 21 mai 2019, à savoir l'octroi de rémunérations variables à ses ex-dirigeants", a précisé le ministre Dermagne.

"Ces décisions, adoptées après l'entrée en vigueur du décret du 29 mars 2018 - le fameux décret gouvernance wallon, ndlr - sont en effet contraires à la loi, à l'intérêt général et l'intérêt social de Nethys", a-t-il ajouté.

Le 21 mai 2019, le comité de nomination et de rémunération de Nethys, alors présidé par l'homme d'affaires liégeois François Fornieri, avait notamment décidé de liquider aux anciens membres du comité de direction, dont Stéphane Moreau, les montants dus depuis mai 2018 au titre de rémunération variable, alors que ces bonus dépassaient le plafond de 260.000 euros fixé par le décret gouvernance, au motif que ces derniers étaient liés aux résultats d'exercices antérieurs à l'adoption du texte.

Plus largement, le comité de rémunération de Nethys est pointé du doigt pour avoir permis à l'ancien management de l'entreprise - Stéphane Moreau, Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Diego Aquilina - de partir avec un pactole de 18,6 millions d'euros, dont près de 12 millions pour le seul Stéphane Moreau.

L'arrêté signé ce vendredi par Pierre-Yves Dermagne annule formellement les délibérations de ce comité même si les indemnités, elles, ont déjà été versées. La question de leur éventuel remboursement se réglera à coup sûr devant la justice.

"Dans le cadre de l'instruction du dossier Nethys, après analyse par mon administration des informations relatives aux indemnités versées à l'ancienne équipe de direction, j'ai décidé d'annuler les engagements pris par le comité de nomination et de rémunération de Nethys le 21 mai 2019, à savoir l'octroi de rémunérations variables à ses ex-dirigeants", a précisé le ministre Dermagne. "Ces décisions, adoptées après l'entrée en vigueur du décret du 29 mars 2018 - le fameux décret gouvernance wallon, ndlr - sont en effet contraires à la loi, à l'intérêt général et l'intérêt social de Nethys", a-t-il ajouté. Le 21 mai 2019, le comité de nomination et de rémunération de Nethys, alors présidé par l'homme d'affaires liégeois François Fornieri, avait notamment décidé de liquider aux anciens membres du comité de direction, dont Stéphane Moreau, les montants dus depuis mai 2018 au titre de rémunération variable, alors que ces bonus dépassaient le plafond de 260.000 euros fixé par le décret gouvernance, au motif que ces derniers étaient liés aux résultats d'exercices antérieurs à l'adoption du texte. Plus largement, le comité de rémunération de Nethys est pointé du doigt pour avoir permis à l'ancien management de l'entreprise - Stéphane Moreau, Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Diego Aquilina - de partir avec un pactole de 18,6 millions d'euros, dont près de 12 millions pour le seul Stéphane Moreau. L'arrêté signé ce vendredi par Pierre-Yves Dermagne annule formellement les délibérations de ce comité même si les indemnités, elles, ont déjà été versées. La question de leur éventuel remboursement se réglera à coup sûr devant la justice.