Des élus de l'opposition comme de la majorité se sont émus des propos tenus par le chef-d'état-major de la force aérienne américaine, le général Charles Brown, et du président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants américaine, le démocrate Adam Smith.

Le général Brown avait, dans un premier temps, comparé le F-35 à une voiture de sport. "Vous ne conduisez pas votre Ferrari pour aller au travail tous les jours. Vous ne la conduisez que le dimanche. C'est notre chasseur haut de gamme, donc nous voulons nous assurer de ne pas avoir à l'utiliser pour le combat bas de gamme", avait-il expliqué.

Il avait ensuite rectifié le tir. "Le F-35 est la pierre angulaire de notre aviation tactique et de notre capacité de combat", avait-il déclaré, tout en admettant que le nombre d'exemplaires dont l'US Air Force disposera ne sera pas forcément celui qui avait été prévu au départ - soit 1.763 avions - alors que les coûts d'utilisation du F-35 restent très élevés, à 36.000 dollars par heure de vol, en dépit de la promesse de l'avionneur Lockheed Martin de les réduire à 25.000 dollars.

Quant à M. Adam, il a affirmé vendredi souhaiter "arrêter de jeter de l'argent dans ce trou à rats" en dénonçant notamment les coûts d'exploitation élevés de cet avion furtif de cinquième génération.

La ministre a réitéré mercredi, lors d'un débat d'actualité quelque peu houleux en commission de la Défense de la Chambre, ses déclarations faites jeudi dernier en séance plénière quand elle avait affirmé qu'il n'était pas possible de faire marche arrière et qu'il ne serait pas responsable de revenir sur ce contrat conclu en octobre 2019 avec le gouvernement américain pour un montant d'environ 3,6 milliards d'euros.

"Le gouvernement actuel n'a pas l'intention de mettre fin à ce contrat", a dit Mme Dedonder (PS) à deux reprises. Elle a assuré qu'il n'y avait dans ce dossier "pas d'éléments préoccupants" pour la Défense, tout en soulignant que les efforts du "Joint Program Office" (JPO, l'agence du Pentagone qui gère le programme F-35) avaient pour objectif de réduire au maximum les coûts de mise en oeuvre du F-35A (la version à décollage et atterrissage conventionnels achetée par la Belgique et une bonne dizaine de pays).

La ministre a indiqué que ces coûts avaient déjà été réduits de 40% depuis 2015 et, citant l'état-major de la Défense, assuré qu'ils étaient "comparables" à ceux de la flotte F-16 (actuellement de 54 appareils).

Dans l'opposition, le député Georges Dallemagne (cdH) a pour sa part souligné qu'il était "temps de revoir ce contrat", en raison de l'explosion du coût de l'heure de vol. "D'abord estimé à 30% supérieur à celui d'un F-16, le coût de l'heure de vol serait, selon les derniers rapports, le double de celui d'un F-16. Sur une durée de vie de 40 ans, cela représente 4,24 milliards" de plus que prévu, a-t-il souligné. Ce seront 15 milliards d'euros qui seront dépensés au lieu de onze sur la durée de vie de l'appareil, estimée à 40 ans, a-t-il dit.

Dans la majorité, Denis (BIEN Denis) Ducarme (MR) a défendu le choix du F-35 Lightning II par le gouvernement Michel 1er, expliquant que c'était "le meilleur avion" en lice.

Des élus de l'opposition comme de la majorité se sont émus des propos tenus par le chef-d'état-major de la force aérienne américaine, le général Charles Brown, et du président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants américaine, le démocrate Adam Smith. Le général Brown avait, dans un premier temps, comparé le F-35 à une voiture de sport. "Vous ne conduisez pas votre Ferrari pour aller au travail tous les jours. Vous ne la conduisez que le dimanche. C'est notre chasseur haut de gamme, donc nous voulons nous assurer de ne pas avoir à l'utiliser pour le combat bas de gamme", avait-il expliqué. Il avait ensuite rectifié le tir. "Le F-35 est la pierre angulaire de notre aviation tactique et de notre capacité de combat", avait-il déclaré, tout en admettant que le nombre d'exemplaires dont l'US Air Force disposera ne sera pas forcément celui qui avait été prévu au départ - soit 1.763 avions - alors que les coûts d'utilisation du F-35 restent très élevés, à 36.000 dollars par heure de vol, en dépit de la promesse de l'avionneur Lockheed Martin de les réduire à 25.000 dollars. Quant à M. Adam, il a affirmé vendredi souhaiter "arrêter de jeter de l'argent dans ce trou à rats" en dénonçant notamment les coûts d'exploitation élevés de cet avion furtif de cinquième génération. La ministre a réitéré mercredi, lors d'un débat d'actualité quelque peu houleux en commission de la Défense de la Chambre, ses déclarations faites jeudi dernier en séance plénière quand elle avait affirmé qu'il n'était pas possible de faire marche arrière et qu'il ne serait pas responsable de revenir sur ce contrat conclu en octobre 2019 avec le gouvernement américain pour un montant d'environ 3,6 milliards d'euros. "Le gouvernement actuel n'a pas l'intention de mettre fin à ce contrat", a dit Mme Dedonder (PS) à deux reprises. Elle a assuré qu'il n'y avait dans ce dossier "pas d'éléments préoccupants" pour la Défense, tout en soulignant que les efforts du "Joint Program Office" (JPO, l'agence du Pentagone qui gère le programme F-35) avaient pour objectif de réduire au maximum les coûts de mise en oeuvre du F-35A (la version à décollage et atterrissage conventionnels achetée par la Belgique et une bonne dizaine de pays). La ministre a indiqué que ces coûts avaient déjà été réduits de 40% depuis 2015 et, citant l'état-major de la Défense, assuré qu'ils étaient "comparables" à ceux de la flotte F-16 (actuellement de 54 appareils). Dans l'opposition, le député Georges Dallemagne (cdH) a pour sa part souligné qu'il était "temps de revoir ce contrat", en raison de l'explosion du coût de l'heure de vol. "D'abord estimé à 30% supérieur à celui d'un F-16, le coût de l'heure de vol serait, selon les derniers rapports, le double de celui d'un F-16. Sur une durée de vie de 40 ans, cela représente 4,24 milliards" de plus que prévu, a-t-il souligné. Ce seront 15 milliards d'euros qui seront dépensés au lieu de onze sur la durée de vie de l'appareil, estimée à 40 ans, a-t-il dit. Dans la majorité, Denis (BIEN Denis) Ducarme (MR) a défendu le choix du F-35 Lightning II par le gouvernement Michel 1er, expliquant que c'était "le meilleur avion" en lice.