La coalition fédérale sortante assure que la majorité des 160.000 nouveaux emplois salariés créés dans le secteur privé au cours de la législature sont la conséquence du saut d'index et du tax shift. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) va dans le même sens (140.000 nouveaux emplois), tandis que la KU Leuven table sur 75.000.

L'Ires a, quant à lui, calculé que les mesures du fédéral sont responsables d'un dixième des créations d'emplois sur les quatre dernières années. L'institut a réalisé une étude approfondie de la relation entre la croissance du PIB et l'emploi sur une longue période. Les économistes de l'Ires ne nient pas l'utilité de la politique de réduction du coût du travail. Il y a eu un impact, mais limité.

Cette analyse remet en question la stratégie de la Commission européenne, qui impose aux Etats membres une politique de modération salariale pour, pense-t-elle, doper la compétitivité. Il apparaît que l'impact en termes d'emplois est faible, et cette stratégie encourage une concurrence stérile entre Etats, voire un nivellement par le bas des systèmes de sécurité sociale, écrit Le Soir

La coalition fédérale sortante assure que la majorité des 160.000 nouveaux emplois salariés créés dans le secteur privé au cours de la législature sont la conséquence du saut d'index et du tax shift. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) va dans le même sens (140.000 nouveaux emplois), tandis que la KU Leuven table sur 75.000. L'Ires a, quant à lui, calculé que les mesures du fédéral sont responsables d'un dixième des créations d'emplois sur les quatre dernières années. L'institut a réalisé une étude approfondie de la relation entre la croissance du PIB et l'emploi sur une longue période. Les économistes de l'Ires ne nient pas l'utilité de la politique de réduction du coût du travail. Il y a eu un impact, mais limité. Cette analyse remet en question la stratégie de la Commission européenne, qui impose aux Etats membres une politique de modération salariale pour, pense-t-elle, doper la compétitivité. Il apparaît que l'impact en termes d'emplois est faible, et cette stratégie encourage une concurrence stérile entre Etats, voire un nivellement par le bas des systèmes de sécurité sociale, écrit Le Soir