"L'appui de la Défense est maintenu à 550 militaires pour une période d'un mois, du 3 novembre au 2 décembre 2019. Ce nombre tient par ailleurs compte d'une capacité de réserve susceptible d'être immédiatement déployée", a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Sur proposition des ministres de la Sécurité et de l'Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), et de la Défense, Didier Reynders (MR), le conseil des ministres a approuvé le maintien du déploiement de militaires sur le terrain, dans le cadre du protocole d'accord relatif à l'appui de la Défense au service de police intégré en vue d'assurer des missions de surveillance, ajoute le texte.

Selon le gouvernement, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) a effectué une nouvelle analyse de la menace le 15 octobre. Le niveau de menace est maintenu au niveau 2 (sur une échelle de quatre). "Un certain nombre de cibles potentielles sont en outre maintenues au niveau 3", précise le communiqué.

Les militaires sont présents en rue ainsi qu'autour de sites nucléaires depuis le 17 janvier 2015, à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris et du démantèlement d'une cellule djihadiste à Verviers. "Vigilant Guardian" a mobilisé jusqu'à 1.800 militaires après les attentats du 22 mars 2016 à l'aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles, avant de connaitre une réduction des effectifs à 550 au maximum - mais à quelque 415 dans les faits selon des chiffres datant de début octobre.

La hiérarchie militaire estime qu'OVG ne devrait idéalement impliquer que de 300 à 500 militaires pour ne pas nuire à leur entraînement et à leur vie sociale. Mais, selon une source gouvernementale, le Conseil national de sécurité a rejeté jeudi la demande de l'armée de réduire ce nombre. Selon les journaux 'Het Belang van Limburg', 'Gazet van Antwerpen' et 'Het Nieuwsblad' de vendredi, le chef des opérations de l'armée, le général-major Johan Peeters, a justifié, lors d'une visite la veille aux troupes belges déployées en Lituanie, cette demande de réduction - les quotidiens citent un passage de 450 à 220 personnes - par un manque de personnel.