Ce plan, baptisé "Résilience flamande", devrait contribuer à renforcer la prospérité de la Région et le bien-être des Flamands après la crise du Covid-19.

C'est "le plan d'investissement le plus ambitieux qu'un gouvernement flamand ait jamais mis en place", a affirmé M. Jambon (N-VA) à l'ouverture de la session 2020-2021 du parlement flamand.

Le plan d'investissement le plus ambitieux qu'un gouvernement flamand ait jamais mis en place

Cette ouverture a traditionnellement lieu le quatrième lundi de septembre et s'accompagne de la "déclaration de septembre" du gouvernement.

La crise provoquée par le coronavirus et la réponse qui y a été apportée en Flandre étaient au coeur de la déclaration de septembre de M. Jambon.

Cette crise a provoqué "une misère sourde", a-t-il dit, tout en reconnaissant que la manière dont elle a été gérée au sein des institutions de soins et en maison de repos n'était "pas parfaite".

Le ministre-président a toutefois affirmé que la Flandre "avait pu éviter les pires ruptures de digues", notamment en investissant 2,5 milliards d'euros dans des mesures d'aide et de soutien au cours des six derniers mois.

Au point de creuser le déficit des finances publiques, qui devrait s'établir à six milliards d'euros cette année et à 2,35 milliards d'euros l'an prochain, selon le ministre flamand des Finances et du Budget, Matthias Diependaele (N-VA).

Mais pour l'avenir, le gouvernement flamand a préparé un plan de relance de 4,3 milliards d'euros, dont l'une des ambitions est de renforcer le système de soins et de bien-être, avec une enveloppe qui atteindra en régime de croisière 525 millions d'euros par an destinés à mieux rémunérer le personnel de ce secteur et à réduire sa charge de travail.

"Le rétablissement de notre société et de notre économie commence aujourd'hui", a lancé M. Jambon devant les députés.

Le rétablissement de notre société et de notre économie commence aujourd'hui

Les autres ambitions de ce plan de relance sont un renforcement de l'efficacité de l'administration (en abandonnant certaines régulations), le fait de rendre l'économie plus durable (par des investissements dans la rénovation des logements et l'infrastructure cycliste), en investissant dans les écoles et les hôpitaux, dans la gestion de la crise du Covid-19, et dans les "personnes et les talents", selon le ministre-président nationaliste.

M. Jambon n'a toutefois pas semblé convaincre l'opposition écologiste.

Le chef de groupe de Groen au parlement flamand, Björn Rzoska, l'a accusé de "surtout recycler des ambitions déjà exprimées", sans faire la moindre allusion au "Green Deal" européen (le "pacte vert" présenté par la Commission européenne d'Ursula von der Leyen pour favoriser la décarbonisation de l'économie et de la société européennes) et en évoquant à peine la lutte contre la pauvreté.

Déclaration de septembre du gouvernement flamand: le patronat enthousiaste

L'organisation patronale Voka a salué la "déclaration de septembre" du gouvernement flamand estimant qu'elle pose des fondations fortes pour la relance.

"Nous voyons un gouvernement flamand qui veut vraiment oeuvrer en faveur des investissements et de l'innovation, qui met la barre haut afin de faire la différence et de positionner la Flandre en tant que région européenne de pointe", se réjouit l'administrateur délégué du Voka, Hans Maertens.

Quant à l'organisation patronale Unizo, elle se dit "enthousiaste par rapport à la politique d'investissement ambitieuse" affichée.

De son côté, l'aile flamande d'Agoria, la fédération du secteur technologique, estime que le gouvernement flamand a identifié les bons défis. "Le gouvernement flamand est sur la bonne voie grâce à des choix politiques intelligents mais il faut maintenant vraiment avancer vers une société numérique et durable et donner un coup d'accélérateur pour devenir une région européenne de pointe", a-t-elle souligné.

Les syndicats moins satisfaits

Les syndicats chrétien ACV, socialiste ABVV et libéral ACLVB demandent, eux, plus de clarté sur les projets de relance du gouvernement flamand. "Le ministre-président Jambon annonce 4,3 milliards d'euros d'investissements, avec beaucoup d'attention accordée à la brique et au ciment, mais il faut également investir suffisamment dans l'humain", soulignent-ils dans une réaction commune, estimant que la place des travailleurs dans la relance reste vague.

Les syndicats saluent en revanche l'attention portée aux soins de santé et au personnel soignant ainsi qu'à l'enseignement.

Ce plan, baptisé "Résilience flamande", devrait contribuer à renforcer la prospérité de la Région et le bien-être des Flamands après la crise du Covid-19. C'est "le plan d'investissement le plus ambitieux qu'un gouvernement flamand ait jamais mis en place", a affirmé M. Jambon (N-VA) à l'ouverture de la session 2020-2021 du parlement flamand. Cette ouverture a traditionnellement lieu le quatrième lundi de septembre et s'accompagne de la "déclaration de septembre" du gouvernement. La crise provoquée par le coronavirus et la réponse qui y a été apportée en Flandre étaient au coeur de la déclaration de septembre de M. Jambon. Cette crise a provoqué "une misère sourde", a-t-il dit, tout en reconnaissant que la manière dont elle a été gérée au sein des institutions de soins et en maison de repos n'était "pas parfaite". Le ministre-président a toutefois affirmé que la Flandre "avait pu éviter les pires ruptures de digues", notamment en investissant 2,5 milliards d'euros dans des mesures d'aide et de soutien au cours des six derniers mois. Au point de creuser le déficit des finances publiques, qui devrait s'établir à six milliards d'euros cette année et à 2,35 milliards d'euros l'an prochain, selon le ministre flamand des Finances et du Budget, Matthias Diependaele (N-VA). Mais pour l'avenir, le gouvernement flamand a préparé un plan de relance de 4,3 milliards d'euros, dont l'une des ambitions est de renforcer le système de soins et de bien-être, avec une enveloppe qui atteindra en régime de croisière 525 millions d'euros par an destinés à mieux rémunérer le personnel de ce secteur et à réduire sa charge de travail. "Le rétablissement de notre société et de notre économie commence aujourd'hui", a lancé M. Jambon devant les députés. Les autres ambitions de ce plan de relance sont un renforcement de l'efficacité de l'administration (en abandonnant certaines régulations), le fait de rendre l'économie plus durable (par des investissements dans la rénovation des logements et l'infrastructure cycliste), en investissant dans les écoles et les hôpitaux, dans la gestion de la crise du Covid-19, et dans les "personnes et les talents", selon le ministre-président nationaliste. M. Jambon n'a toutefois pas semblé convaincre l'opposition écologiste.Le chef de groupe de Groen au parlement flamand, Björn Rzoska, l'a accusé de "surtout recycler des ambitions déjà exprimées", sans faire la moindre allusion au "Green Deal" européen (le "pacte vert" présenté par la Commission européenne d'Ursula von der Leyen pour favoriser la décarbonisation de l'économie et de la société européennes) et en évoquant à peine la lutte contre la pauvreté.L'organisation patronale Voka a salué la "déclaration de septembre" du gouvernement flamand estimant qu'elle pose des fondations fortes pour la relance. "Nous voyons un gouvernement flamand qui veut vraiment oeuvrer en faveur des investissements et de l'innovation, qui met la barre haut afin de faire la différence et de positionner la Flandre en tant que région européenne de pointe", se réjouit l'administrateur délégué du Voka, Hans Maertens. Quant à l'organisation patronale Unizo, elle se dit "enthousiaste par rapport à la politique d'investissement ambitieuse" affichée. De son côté, l'aile flamande d'Agoria, la fédération du secteur technologique, estime que le gouvernement flamand a identifié les bons défis. "Le gouvernement flamand est sur la bonne voie grâce à des choix politiques intelligents mais il faut maintenant vraiment avancer vers une société numérique et durable et donner un coup d'accélérateur pour devenir une région européenne de pointe", a-t-elle souligné.Les syndicats chrétien ACV, socialiste ABVV et libéral ACLVB demandent, eux, plus de clarté sur les projets de relance du gouvernement flamand. "Le ministre-président Jambon annonce 4,3 milliards d'euros d'investissements, avec beaucoup d'attention accordée à la brique et au ciment, mais il faut également investir suffisamment dans l'humain", soulignent-ils dans une réaction commune, estimant que la place des travailleurs dans la relance reste vague. Les syndicats saluent en revanche l'attention portée aux soins de santé et au personnel soignant ainsi qu'à l'enseignement.