Diffusé par l'intermédiaire de POGO (Project On Government Oversight), un groupe de recherche indépendant à Washington qui enquête sur les abus de fonds publics, le document rédigé par le Director Operational Test & Evaluation (DOT&E) qui rapporte directement au Secrétaire à la Défense américain, signale de nombreuses défaillances.

Ainsi, l'appareil échoue aux tests de durabilité. "Le squelette structurel du F-35 présente des fissures et des cassures. Du coup, l'avion ne peut pas atteindre la durée de vie promise de 8000 heures de vol", écrit Jan Grazier, journaliste d'investigation au POGO.

Facile à pirater

Et c'est loin d'être la seule défaillance. Selon le rapport, le F-35 est facile à pirater et les données rassemblées et enregistrées par le système ne sont pas fiables, ce qui peut entraîner des erreurs dans les instructions données au pilote. Malgré ses 27 nouvelles versions, le système de software Alis ne fonctionne toujours pas bien.

Plus grave encore pour un avion de combat, l'arme à bord de l'appareil ne tire pas précisément. Si le pilote se fie aux données projetées sur son viseur de casque, l'arme tire souvent à côté de la cible. Comme le fait remarquer Knack, cela peut évidemment poser des problèmes dans les situations de combat et augmente les risques de toucher ses propres troupes et non l'ennemi.

941 défaillances

En tout, on a constaté pas moins de 941 défaillances, dont une centaine de catégorie I, ce qui signifie qu'ils mettent danger la vie du personnel affecté au F-35. Et à en croire POGO, le rapport omet certains chiffres cruciaux, notamment sur le nombre de défaillances déjà résolues ou non et sur le taux d'opérationnalité de l'appareil qui pour différents types de F-35 a baissé de 23% à 12,9% en un an.

Le rapport ne devrait pas entraver la production de la flotte F-35. POGO soupçonne le président américain de Donald Trump de stimuler cette production afin d'éviter les coûts supplémentaires.