Parmi les propositions patronales figure, outre une harmonisation des statuts sociaux des salariés, fonctionnaires et indépendants, une limitation dans le temps des allocations de chômage, de nouvelles réductions d'impôts et de cotisations ainsi que le paiement des allocations par le biais d'une application électronique, une manière de réduire le rôle des syndicats.

"La FEB doit se rappeler qu'en 5 ans, elle a reçu 20 milliards d'euros du gouvernement Michel par un saut d'index, une réduction des cotisations sociales et une réforme de l'impôt des sociétés dont les compensations sont très aléatoires. Elle ferait bien de se demander ce qu'elle en a fait. On sort à peine d'un accord interprofessionnel au rabais, où le patronat n'a concédé qu'1,1% d'augmentation salariale, que la FEB s'en prend aux allocataires sociaux. Et c'est toujours le même présupposé idéologique: les chômeurs n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes pour ce qui leur arrive", a déploré M. Laaouej.

"Une économie marche sur deux pieds, ce n'est pas en asphyxiant les travailleurs qu'elle va fonctionner", a-t-il ajouté, avant d'appeler à prendre "le contrepied de ce que propose la FEB", notamment en faisant passer le salaire minimum à 14 euros/heure.