La crise du coronavirus sera loin d'être indolore pour la sécurité sociale cette année: les dépenses sont en augmentation de plus de cinq milliards d'euros tandis que les revenus sont en recul de cinq milliards d'euros. Résultat: un trou béant de 10 milliards d'euros.

Une dotation d'équilibre du fédéral doit néanmoins permettre de le combler. Ce mécanisme disparaîtra néanmoins après 2020. Pour 2021, le déficit risque d'atteindre neuf milliards d'euros. Et il pourrait gonfler encore plus les années suivantes, jusqu'à 11,3 milliards d'euros en 2024, selon les chiffres du Comité de gestion.

La FGTB souligne l'importance de la sécurité sociale, qui a encore servi d'amortisseur lors de la crise du coronavirus. Mais la sécurité sociale "est indispensable, et pas uniquement en période de pandémie", poursuit le syndicat socialiste, qui "exige du gouvernement qu'il la préserve pour le futur, voire qu'il la renforce."

Pour ce faire, la FGTB demande notamment de "renforcer de toute urgence le mécanisme de la dotation d'équilibre de façon structurelle à partir de 2021", d'inclure de nouvelles sources de financement ou encore d'imposer "un moratoire sur tous les régimes d'exonération de cotisations sociales".

De son côté, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) juge important que la gestion du financement de la sécurité sociale soit réalisée de manière responsable par les partenaires sociaux et regrette que le Parlement prenne des mesures qui pèsent sur le budget de la sécurité sociale "sans se poser la question de savoir si ces mesures sont tenables et durables".

"Les mesures décidées doivent être pensées intelligemment et ne pas mettre en péril la situation financière. La dotation d'équilibre intervient afin d'établir l'équilibre en fin d'exercice. En cette situation de crise exceptionnelle, encore plus que d'habitude, il convient de renforcer le caractère durable de la sécurité sociale. Miser sur l'emploi et l'économie, c'est miser sur une reprise de l'activité et une assurance de rentrée des recettes", estime encore l'organisation patronale.

La crise du coronavirus sera loin d'être indolore pour la sécurité sociale cette année: les dépenses sont en augmentation de plus de cinq milliards d'euros tandis que les revenus sont en recul de cinq milliards d'euros. Résultat: un trou béant de 10 milliards d'euros. Une dotation d'équilibre du fédéral doit néanmoins permettre de le combler. Ce mécanisme disparaîtra néanmoins après 2020. Pour 2021, le déficit risque d'atteindre neuf milliards d'euros. Et il pourrait gonfler encore plus les années suivantes, jusqu'à 11,3 milliards d'euros en 2024, selon les chiffres du Comité de gestion. La FGTB souligne l'importance de la sécurité sociale, qui a encore servi d'amortisseur lors de la crise du coronavirus. Mais la sécurité sociale "est indispensable, et pas uniquement en période de pandémie", poursuit le syndicat socialiste, qui "exige du gouvernement qu'il la préserve pour le futur, voire qu'il la renforce." Pour ce faire, la FGTB demande notamment de "renforcer de toute urgence le mécanisme de la dotation d'équilibre de façon structurelle à partir de 2021", d'inclure de nouvelles sources de financement ou encore d'imposer "un moratoire sur tous les régimes d'exonération de cotisations sociales". De son côté, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) juge important que la gestion du financement de la sécurité sociale soit réalisée de manière responsable par les partenaires sociaux et regrette que le Parlement prenne des mesures qui pèsent sur le budget de la sécurité sociale "sans se poser la question de savoir si ces mesures sont tenables et durables". "Les mesures décidées doivent être pensées intelligemment et ne pas mettre en péril la situation financière. La dotation d'équilibre intervient afin d'établir l'équilibre en fin d'exercice. En cette situation de crise exceptionnelle, encore plus que d'habitude, il convient de renforcer le caractère durable de la sécurité sociale. Miser sur l'emploi et l'économie, c'est miser sur une reprise de l'activité et une assurance de rentrée des recettes", estime encore l'organisation patronale.