Le coût budgétaire du vieillissement va diminuer après 2040 (-1,7 point de pourcentage entre 2040 et 2070) mais, auparavant, il aura augmenté de 3,5 points.

L'accroissement des dépenses sociales devrait donc culminer en 2040, en particulier les dépenses de pensions et de soins de santé. Le coefficient de dépendance des personnes âgées (rapport entre la population de 67 ans et plus et la population de 18 à 66 ans) va en effet augmenter sensiblement les prochaines années, d'après le scénario de référence du Comité. A partir de 2040, ce coefficient se stabilisera peu à peu. De plus, les allocations sociales seront revalorisées mais, selon les paramètres du Pacte de solidarité entre les générations, l'évolution devrait être moins rapide que la croissance des salaires et du PIB entre 2040 et 2070.

Sur l'ensemble de la période 2017-2040, l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses sociales s'élèvera à 1,9 point de pourcentage du PIB. Un coût entièrement supporté par le pouvoir fédéral et la sécurité sociale, qui paient la majeure partie des dépenses de pensions et de soins de santé. Pour les entités fédérées et les pouvoirs locaux, le coût budgétaire des soins de santé sera neutralisé par une diminution du coût des allocations familiales et d'autres dépenses sociales, relève le CEV.

Concomitamment, le risque de pauvreté des pensionnés va décroître de manière continue jusqu'au début des années 2050, avant de se stabiliser, d'après cet organe créé au sein du Conseil supérieur des Finances.

Pour les femmes isolées, le risque de pauvreté augmentera encore jusqu'au début des années 2020. Il se stabilisera cependant au début des années 2040 puis faiblira. La régression du risque de pauvreté des pensionnés s'explique par le relèvement des allocations minimales pour les personnes âgées (qui devrait être plus rapide que les salaires et le seuil de pauvreté jusqu'au milieu des années 2030), ainsi que par le taux d'activité accru des femmes.

Ce rapport "confirme une nouvelle fois que les réformes entreprises par le gouvernement diminuent le coût du vieillissement", a commenté le ministre Daniel Bacquelaine (MR). Celui-ci se réjouit particulièrement de la décroissance du risque de pauvreté des pensionnés en général ainsi que des femmes isolées. Les inégalités entre pensionnés vont aussi diminuer jusqu'en 2050, a-t-il pointé.

Chaque année, le CEV évalue les conséquences budgétaires et sociales du vieillissement à long terme. Son rapport 2018 tient compte des perspectives démographiques 2017-2070 publiées en février par le Bureau fédéral du Plan.

Plusieurs réformes à venir dans les régimes de pensions, entre autres sur la prise en compte de la pénibilité des métiers, n'ont pas été intégrées en raison des nombreuses incertitudes qui subsistent quant à leurs modalités d'application.

Le coût budgétaire du vieillissement va diminuer après 2040 (-1,7 point de pourcentage entre 2040 et 2070) mais, auparavant, il aura augmenté de 3,5 points.L'accroissement des dépenses sociales devrait donc culminer en 2040, en particulier les dépenses de pensions et de soins de santé. Le coefficient de dépendance des personnes âgées (rapport entre la population de 67 ans et plus et la population de 18 à 66 ans) va en effet augmenter sensiblement les prochaines années, d'après le scénario de référence du Comité. A partir de 2040, ce coefficient se stabilisera peu à peu. De plus, les allocations sociales seront revalorisées mais, selon les paramètres du Pacte de solidarité entre les générations, l'évolution devrait être moins rapide que la croissance des salaires et du PIB entre 2040 et 2070.Sur l'ensemble de la période 2017-2040, l'impact du vieillissement de la population sur les dépenses sociales s'élèvera à 1,9 point de pourcentage du PIB. Un coût entièrement supporté par le pouvoir fédéral et la sécurité sociale, qui paient la majeure partie des dépenses de pensions et de soins de santé. Pour les entités fédérées et les pouvoirs locaux, le coût budgétaire des soins de santé sera neutralisé par une diminution du coût des allocations familiales et d'autres dépenses sociales, relève le CEV. Concomitamment, le risque de pauvreté des pensionnés va décroître de manière continue jusqu'au début des années 2050, avant de se stabiliser, d'après cet organe créé au sein du Conseil supérieur des Finances.Pour les femmes isolées, le risque de pauvreté augmentera encore jusqu'au début des années 2020. Il se stabilisera cependant au début des années 2040 puis faiblira. La régression du risque de pauvreté des pensionnés s'explique par le relèvement des allocations minimales pour les personnes âgées (qui devrait être plus rapide que les salaires et le seuil de pauvreté jusqu'au milieu des années 2030), ainsi que par le taux d'activité accru des femmes.Ce rapport "confirme une nouvelle fois que les réformes entreprises par le gouvernement diminuent le coût du vieillissement", a commenté le ministre Daniel Bacquelaine (MR). Celui-ci se réjouit particulièrement de la décroissance du risque de pauvreté des pensionnés en général ainsi que des femmes isolées. Les inégalités entre pensionnés vont aussi diminuer jusqu'en 2050, a-t-il pointé. Chaque année, le CEV évalue les conséquences budgétaires et sociales du vieillissement à long terme. Son rapport 2018 tient compte des perspectives démographiques 2017-2070 publiées en février par le Bureau fédéral du Plan.Plusieurs réformes à venir dans les régimes de pensions, entre autres sur la prise en compte de la pénibilité des métiers, n'ont pas été intégrées en raison des nombreuses incertitudes qui subsistent quant à leurs modalités d'application.