Depuis deux ans, le député exigeait de pouvoir consulter le contrat signé en juillet 2018 pour la construction de cette prison vouée à être d'ici 2022 le plus grand établissement pénitentiaire du pays, pouvant accueillir 1.190 détenus.

Il a eu accès au document de 200 pages le vendredi 26 avril dans une pièce sécurisée, après avoir signé une déclaration de confidentialité et avoir déposé son téléphone portable au vestiaire.

Toutefois, il a pu constater que "le moindre chiffre était surligné en noir" de sorte à le rendre illisible. L'élu écologiste décrit des pages et des tableaux Excel entiers ainsi hachurés, rendant au final l'exercice de transparence caduc dans une affaire qui engage l'Etat belge à hauteur d'un milliard d'euros sur 25 ans, selon les chiffres de la Régie des bâtiments.

"Mon intérêt était notamment de pouvoir me renseigner sur le montant des dédommagements qui sont prévus en cas d'annulation des permis", explique M. Vanden Burre. Or le Conseil d'Etat, saisi d'un recours des riverains, peut encore annuler les permis accordés par la Région bruxelloise.

"A partir du moment où je signe tous les documents relatifs à la confidentialité, flouter tous les montants est extrêmement choquant. On touche ici au contrôle parlementaire de l'action gouvernementale", déplore encore le député.